Lettres

Les élèves de 5e à la rencontre d’un écrivain au collège

Invité du salon du livre de Ploufragan, Hubert Ben Kemoun a accepté de venir rencontrer les élèves de 2 classes de 5e jeudi 8 décembre.

Des élèves captivés par l’intervention d’Hubert Ben Kémoun

Cette rencontre fait suite à un travail de lecture de plusieurs livres de l’auteur, avec mise en voix et rédaction d’un carnet d’écrivain avec Mme Decriem, professeur de Français.

Auteur de nombreux ouvrages de littérature d’enfance et de jeunesse, Hubert Ben Kemoun a communiqué son amour de la lecture et de la littérature aux élèves.

Des pochettes de livres créées par les élèves

A travers une évocation de ses personnages, il a montré que pour chacun de ses jeunes héros, il y a toujours un avant et un après. Ils changent et évoluent au grès des événements que l’écrivain invente.

Et à la question, « Pourquoi ce métier d’écrivain ? », Hubert Ben Kemoun a répondu : « Qui décide du temps qu’il fait, de qui parle dans un livre ? C’est pas génial de décider ? J’adore ce métier ! »

Cette heure et demi a décidément passé trop vite !

« Ce que je veux dire » : les élèves face aux ados…

L’adolescence en question et en questions. C’est en substance ce que propose la création « Ce que je veux dire » de la Compagnie briochine AKentrepot, dirigée par la metteure en scène Laurance Henry. Né de résidences artistiques effectuées au cours de l’année scolaire 2022-2023, ce spectacle a été proposé, les 12 et 13 octobre, aux élèves de 4e et de 3e du collège François Lorant dans la salle du C.A.C. de Moncontour.

Une lecture de l’adolescence, soit…mais élaborée à partir de la matière première elle-même. Laurance Henry et son équipe sont en effet allées à la rencontre de classes de collégiens, à Moncontour, en Lozère, à Marseille, à Clermont-Ferrand, en région parisienne ou encore à Mulhouse, au cours de résidences menées pendant l’année scolaire passée. Rencontres à huis clos, hors présence d’enseignants, pour laisser place à une parole attendue comme plus vraie. Un questionnement mené sur les attentes, les peurs, les refus ; sur les postures aussi. Sur la musique. Deux classes de 4e du collège avaient pris part à ces échanges, sans forcément bien cerner l’objectif des artistes qui, de leur côté, avaient mis en évidence le caractère fructueux de ces temps partagés.

Accueil des élèves au CAC

Avec la présentation du spectacle nourri de leurs apports, les élèves ont eu la réponse à leurs interrogations, incarnée par un trio de comédiens : Maria, Marco et Thomas. Trois figures d’adolescents, à l’étroit dans le monde et sans repères. Au cours de la pièce, la parole, se crie, se perd, s’apaise, se hurle. En boucle. Entre silences et joutes verbales, les adolescents crient, griffent, se rabibochent, luttent ou dansent. Entre deux Schoko-bons, quelques M&M’s et trois fraises Tagada, ils tentent « d’ambiancer » leur existence. Face à ce trio -leur miroir ?-, les élèves ont su faire la part des choses et dépasser un peu les stéréotypes présentés, les colorations langagières propres à la diversité des paysages scolaires visités par Akentrepot et leur expérience personnelle de l’adolescence. Qui s’est retrouvé dans l’adolescent procrastineur, qui dans le blagueur, qui dans la question « où est ta place ? », qui dans la réponse « Chépa ». À les entendre après le spectacle et après la discussion en bord de plateau, c’est l’énergie des comédiens qui les aura le plus marqués. Le final sous forme de piste de danse aussi, car les artistes y ont convié certains élèves. Et surtout, entre disputes et danses effrénées, c’est le goûter partagé par Maria, Marco et Thomas qui fait parler : la saveur de cet âge, sans doute !

« Fils d’immigrés » : un seul comédien pour 180 collégiens

Au programme de français des élèves de 3e, le thème de l’autobiographie et, corrélé, celui de l’exil, sous toutes ses formes. Des objets d’étude lourds d’enjeux. Dès 2020, le collège avait souhaité offrir à ses élèves la possibilité d’assister à la représentation de « Fils d’immigrés », spectacle crée par le Théâtre du Totem…mais les aléas de la situation sanitaire, bousculant le calendrier, avaient reporté par trois fois ce projet. Ironie des temps, ce spectacle tant attendu est venu jusqu’aux élèves, au CAC de Moncontour, alors qu’à quelques heures de nous, une guerre terrible met de nouveau des milliers de gens sur la route : « immigrés », un mot qui n’a ni âge ni époque…

Avant le spectacle !

Le temps de s’installer dans la salle du CAC, sous la houlette du directeur artistique de la troupe du Totem Christophe Duffay, les trois classes de 3e et les quatre classes de 4e du collège ont été plongées dans une ambiance musicale annonçant les origines du « fils d’immigrés » qui allait entrer en scène : ainsi, c’est sur fond de Come Prima que Patrick Palmero, comédien seul dans ce « face à faces », a fait jaillir par petits bouts de vie saillants ce que fut son histoire, lui qui se serait appelé Patrizio si sa famille n’avait pas quitté l’Italie dans les années 20 pour fuir la misère et trouver du travail en France, dans les houillères du Dauphiné, à La Mure, près de Grenoble. De ce fait, au travers des mots du texte écrit par Zouliha Magri, Patrick Palmero évoque, par touches tour à tour pédagogiques ou franchement drôles, ce qu’a été son enfance. Celle d’un « fils d’immigrés » qui ne comprenait pas, tout « gosse », ce que cette insulte facile signifiait, pour lui qui était né en France. Dans un décor résolument intimiste et propre à la confidence, sur le ton de laquelle -par le biais d’un faux dialogue dont le public se sent immédiatement destinataire grâce au tutoiement adopté- le comédien s’exprime une heure durant, on suit le déroulé du « déracinement » originel. Les parents, portés par la valeur travail, vont faire en sorte de s’intégrer ; et du « Ma che casino ! (Mais quel bazar !) » généalogique, cette mère née dans le Frioul, et ce père originaire du Piémont, vont forger année après année, pour eux et leurs quatre enfants, un destin en langue française. Pendant le spectacle, jamais l’Histoire ne se sépare de l’histoire de Patrick Palmero : la mine où s’échinent ses parents, ses accidents, la silicose ; les grèves et la fraternisation dans la lutte sociale ; le bonheur des premières vacances en auto ou des séjours aux sports d’hiver…la baie vitrée du décor permet la projection de documents d’archive et nous apparaît comme la porte d’entrée dans la mémoire du comédien. Être fils d’immigrés, c’est découvrir et affronter la litanie des insultes (« rital, macaroni »), la pérennité des clichés (« les italiens, ça joue de la mandoline ») ; c’est réaliser que le « sale boulot », c’est aux immigrés qu’on le donne…

Patrick-Patrizio se raconte !

Assurément, la force de ce spectacle, c’est de dépasser la simple évocation d’un tableau familial nostalgique, doux-amer, hilarant parfois (ah, ce père qui invective son fils de copieux « Bourrique, stupido » quand meurt Lulu, sa plus belle lapine, après gavage de luzerne !!) pour montrer en quoi le destin des « fils d’immigrés » se forge en dépassant d’identiques épreuves, de quelqu’origine que soient ces immigrés-là… : le propos de Patrick Palmero mêle le sort des Polonais, des Algériens ; il suit le fil des décennies et narre les combats de Touche Pas à Mon Pote, la question du port du foulard, le sort des Boat People. Il met en exergue les termes de « laïcité » et « métissage », sans omettre de rappeler, en fredonnant la chanson de Pierre Perret « Lily » qu’aujourd’hui encore, l’expression « être immigré » demeure une formule d’exclusion…

Au terme de cette heure d’évocation sans temps mort, les 4es quittent le CAC et restent les 3es pour une rencontre « bord de scène » avec Patrick Palmero, Christophe Duffay et Yohann Le Gall responsable technique. Un peu timides au départ, les questions finissent par fuser : Agathe, Juliette, Fiona, Mathéo, Lysandre, Romane, Anaïs, Emma…Des interrogations sur le travail de comédien, sur le montage son/vidéo, sur la famille et sur l’usage de la langue italienne en son sein. Des partages aussi, liés aux origines étrangères de certaines. Patrick Palmero va titiller les élèves : « Et les insultes, pourquoi en avez-vous ri ? »…et de faire réfléchir sur -au mieux- la navrante banalité que ces propos peuvent parfois contenir. L’étonnante lucidité sur le message véhiculé par le texte n’échappe pas à Fiona : « C’est votre ressenti, mais c’est toujours d’actualité »… Tout est compris.

Bord de scène !
Questions même pour le régisseur !

La chaleur de cet échange final a fait mouche car, au moment de retourner au collège, certains s’attardaient encore pour solliciter Patrick Palmero : « Comment vous faites pour tout retenir ? » ou, moins conventionnel ….« C’était du vrai vin dans la bouteille ? » !!

Curieux jusqu’au bout..!
L’artiste !!

« JOLY » RENCONTRE POUR LES 6B ET 6D !

Fanny Joly, invitée d’honneur de la 20e édition du Salon du Livre de Ploufragan, est venue passer l’après-midi du jeudi 6 décembre au collège, afin d’y rencontrer ses lecteurs de 6B et 6D. Classique, la rencontre avec un auteur ? Que viennent alors faire dans cette histoire une princesse clopin-clopant, un présentateur télé azimuté et un kilo de pommes de terre ??? Lisez plutôt…jusqu’au bout !

Fanny Joly au Salon du livre de Ploufragan

Petit retour en arrière : l’an dernier, lors du Salon du Livre de Ploufragan, mesdames Decriem et Melscoët ont rencontré, au détour d’une pile de livres, une auteure à la bonne humeur contagieuse, Fanny Joly. Ces trois dames s’étaient séparées, au terme d’une conversation très agréable, sur l’éventualité de se revoir « un jour » au collège François Lorant. Heureux hasard donc, lorsque la proposition d’accueillir Fanny Joly a été faite, peu après la rentrée de septembre 2018 !! Le travail de lecture a donc commencé pour les 6B et les 6D. Il a fallu choisir des textes au sein de la vaste bibliographie jeunesse de l’auteure (plus de 450 ouvrages en quelque 30 ans de carrière !!). Option a été mise sur l’un de ses personnages récurrents : Marion, une adolescente pétillante et fantasque, lestée d’un frère -forcément plus âgé et forcément enquiquinant- prénommé Charles. Les 6B ont ainsi découvert Marion aux prises avec son improbable autant qu’imprévisible tante Charlotte, tandis que les 6D l’ont vue plongée dans l’angoisse, au chevet de Charles, accidenté… En parallèle, ont été mis à la disposition des élèves d’autres titres de Fanny Joly tels que « Qui a volé les contrôles de français ? », « Fous de foot » ou que des aventures des séries « Hôtel Bordemer » ou « Cul-cul la Praline ». Pour tous les goûts, pour tous les appétits de lecture ! En outre, dans chaque classe, on a travaillé la mise en scène d’un ou deux textes théâtraux de l’auteure : « Le château de l’oubli », commun aux deux classes, auquel s’est ajouté « Tout faux les infos », pour les 6B. Dès lors, il y avait matière à présenter, exposer, lire, jouer, lors de la rencontre de ce jeudi : acrostiches, portraits chinois, affiches, boîtes de lecture, récits variés et saynètes très enlevées ! Arrivée au Foyer avant même l’heure « officielle » de la rencontre, Fanny Joly a pu assister à la répétition générale de la scène travaillée par le casting de 6B, pas intimidé le moins du monde de se voir ainsi observé par l’auteure du texte en personne !

Fin de répétition !

De 14h à 17h, avec une pause à peine plus longue qu’une gorgée de thé, Fanny Joly a raconté, dialogué, écouté et signé…

Raconté ? Elle n’a en effet pas manqué de parler de son travail. L’inspiration ? Elle n’y croit pas….Pour réussir comme écrivain, c’est de « transpiration » dont on a besoin ! Elle s’est efforcée de présenter le fonctionnement des métiers du livre. Résolument pédagogue, venue avec force documents, planches et brouillons, elle a décortiqué les étapes de la conception d’un ouvrage.

Les métiers du livre en question
Maquette d’un livre

De façon plus générale, elle n’a pas hésité à administrer ce qu’elle a nommé avec le piquant adéquat « ses piqûres de rappel » ! Et hop, une première piqûre pour expliquer l’importance -et le sens- du mot « bénévole », sans lequel un salon comme celui de Ploufragan ne pourrait avoir lieu ! Et zou, une deuxième afin de rappeler combien la présence massive des écrans dans nos vies de tous les jours est un réel problème : les élèves n’ont d’ailleurs pas hésité à évoquer leur situation personnelle à la maison. Qui regarde la télévision en mangeant le soir ? Qui préfère discuter en famille ?

Dialogué ? Il a bien fallu….tant les questions ont été nourries, au point qu’elle a dû elle-même organiser le défilé des intervieweurs auprès d’elle, face à l’auditoire, ce qui lui a permis -et hop !- d’effectuer une troisième piqûre relative à l’importance de l’oral dans la scolarité des élèves.

On discute !
Confession de « bêtise » !!

Pédagogue, vraiment ! On a aussi parlé de sa vocation, du point de vue de ses parents sur ses choix de carrière, de son travail avec les illustrateurs, du rôle de ses enfants dans la construction de son site, de ses liens avec sa célèbre sœur, l’humoriste Sylvie Joly décédée en 2015. Aucune question n’a été éludée, pas même les plus personnelles.

Écouté ? Côté élèves, on a fait partager des portraits chinois de Marion, de Charles ou de Charlotte ; on a donné à entendre des extraits de textes personnels tels que des récits de « pire bêtise » faite entre frère et sœur (mentions spéciales à Raphaël qui joue au foot avec ses frères….dans la maison (!) et à Clément qui mélange gel douche et dentifrice !!). Les saynètes ont suscité l’enthousiasme du public : les deux interprétations du Château de l’Oubli ont été royalement servies par deux distributions de comédiens au taquet : Fiona, Juliette et Lénora en 6B ; Agathe, Julien et Raphaël en 6D…et une scénographie (é)-pata(n)-te !

Les mystérieuses pommes de terre…

L’intrigue, en substance ? Un méchant roi veut contraindre une charmante princesse, qu’il a enlevée et qu’il oblige à effectuer toutes les basses besognes du château (ah !.. l’épluchage des pommes de terre..!), à l’épouser ; mais celle-ci parviendra à jeter un sort à son geôlier grâce à l’aide d’un oiseau un peu magicien porteur de l’énigmatique mais efficace formule « ARIPATARA »…Et c’est là qu’on a pu voir une princesse Agathe avec robe de grande dame et entorse à la cheville !

Le Roi se meurt (!)
Roi et princesse : un face à face tendu..!

Quant au texte « Tout faux les infos », il a donné à Gaëtan l’opportunité d’incarner un présentateur de JT débutant, bredouillant, maladroit et franchement dépassé…que la régie, reposant sur les épaules de Kyliann, n’a pas hésité à attaquer à coup de pommes de terre (encore elles !) ou de pouf !

Signé ? Impossible en effet de se séparer sans la traditionnelle séance d’autographes, à laquelle Fanny Joly s’est prêtée de bonne grâce, gratifiant les propriétaires de tels ou tels travaux d’un compliment forcément très apprécié ! Plus fort encore : séduite par le portrait chinois rédigé par Louanne, elle lui a demandé de le lui expédier par mail : chose faite dès le soir ! Enfin, dans les deux classes, les écrivaines en herbe n’ont pas hésité à se manifester. Relève assurée pour Fanny Joly ? Peut-être…mais il y aura fort à faire dans la mesure où elle a bien expliqué que son métier la passionnait et qu’elle ne se voyait nullement arrêter d’écrire : au bout de 30 ans de carrière, ça fait rêver !!

Séance de dédicaces !

Et pour prolonger le tout, n’hésitez pas à aller faire un tour sur le site de Fanny Joly : http://fannyjoly.com/

100% BIO (-GRAPHIE) !

Transmettre des souvenirs ? Une démarche écologique, durable…et pédagogique !!

Démonstration avec le récit de la sortie de la classe de 3e A à l’Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve le vendredi 4 octobre…

Une première dans le cheminement engagé depuis quatre ans entre le collège et l’Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve : ce sont cette fois des élèves de 3e qui se trouvent mobilisés dans une démarche intergénérationnelle. L’idée avait germé, à la fin de l’année scolaire 2019, de proposer aux élèves de travailler sur la transmission et la mémoire, dans le cadre d’entretiens avec des résidents de la maison de retraite, ce qui répondait parfaitement aux exigences du programme scolaire : le récit de vie, le témoignage, l’autobiographie, se taillent en effet la part belle en 3e !

Comme tout projet, celui-ci n’a pas échappé aux évolutions : entre les questions d’horaires, de disponibilité, de déplacements mais surtout de contenu, Kristenn Sourdin, animatrice à l’HSTV a finalement proposé aux élèves de 3A de découvrir un lot de 8 photos… Anonymat complet, aucune piste écrite exploitable…Mystère total quant à l’identité des 8 résidents volontaires qui acceptaient ainsi de se prêter au jeu du « Qui est-ce ? ». Objectif pour les 27 élèves : rédiger, par groupe, la biographie complètement fictive de la personne dont ils se voyaient, de façon aléatoire, attribuer la photographie ! Le travail s’est effectué en cours de français pendant la semaine qui a précédé la sortie : 4 heures ont été consacrées à l’exploitation de la photographie tout d’abord puis à la rédaction de la biographie. Le questionnement n’a jamais manqué de piquant : la tenue vestimentaire, le regard, le sourire plus ou moins affiché… On a tenté de tout faire parler ! Que dire des réflexions sur les prénoms (« Paulette ou Colette, qu’est-ce qui fait plus vieux ? »), sur les âges imaginés (« Mais on va peut-être le vexer, non ? »), sur les aléas de la vie pressentie (« et si elle se met à pleurer parce que ce sera la vérité ? ») ?!!! Il a aussi fallu réfléchir à l’époque ciblée et aux conditions de vie d’alors : quid de la période de la guerre, de l’âge de la majorité, de la durée du service militaire, du diplôme du Brevet ou du Certificat d’études ?! Ah bon « Yves Rocher, ça existait déjà ?! »…

En classe, on imagine…

Vendredi 4 octobre, 13h45 : départ en force, avec mesdames Decriem et Grain venues renforcer l’équipe coachée par madame Melscoët. En une heure chrono, il faudra rencontrer les résidents, leur lire leur « vie rêvée » et recueillir le maximum d’informations afin de repartir avec matière à travailler en vue de la seconde étape… Passée la difficulté de se retrouver dans le labyrinthe de l’HSTV, la fine équipe s’est établie au 3e étage, où attendaient les résidents. Chaque groupe a pu repérer « son » résident, avec une impatience non feinte….chaque groupe ou presque, car un quatuor masculin pourtant très motivé s’est retrouvé bredouille : leur partenaire du jour ne souhaitait pas quitter sa chambre, et ce malgré les sollicitations répétées. Impondérable du quotidien… Pour les autres, l’heure a filé : prise de contact, bon esprit évident de part et d’autre, échanges très vite effectués sur le mode « à bâtons rompus » !!

Rendez-vous manqué ?!
Conciliabule !
On tient salon !

Les résidents ont d’abord écouté les propositions des élèves avant de rectifier, amender, relater, expliquer… Ils avaient également tous prévu un indice, censé révéler un aspect de leur vie : profession du père (un rabot), métier exercé (les poteaux des parcs à moules en baie d’Hillion ou une caisse enregistreuse). De quoi infléchir les textes des élèves et relancer les questions ! Certains ont eu d’heureuses surprises : ils avaient attribué à leur résident le bon âge ou la bonne école ! D’autres ont vu arriver madame….et son mari !

Découverte d’un indice…
Des intervieweurs attentifs !
Madame et son mari !

D’autres encore ont eu à gérer les suites d’un problème de santé survenu dans la semaine, et qui rendait les propos tenus parfois peu cohérents. Péripéties supplémentaires pour cette première !

La suite ? Les élèves vont retravailler sur leurs biographies, en tenant compte cette fois des informations glanées au cours de cette séance d’entretien. En outre, sur une idée 100% féminine émanant d’une tablée d’élèves, les résidents recevront à leur tour très prochainement les photographies de ces demoiselles afin de leur inventer un avenir !

Une deuxième rencontre est déjà calée : elle aura lieu fin novembre…et cette fois, ce seront les résidents qui se déplaceront au collège. Encore bien des aventures en perspective !..

100% BIO(-GRAPHIE) : SAISON 2 !

Dans la saison 1, vous les aviez découverts réunis à l’HSTV de Moncontour ! Vendredi 29 novembre, ils se sont retrouvés… Qui ? Mais les élèves de 3A et leurs résidents attitrés, dans le cadre du projet « Autobiographie fictive/autobiographie réelle » ! Et comme dans toute bonne série à suspense, il a fallu du neuf : si les acteurs sont restés les mêmes, c’est le décor qui a changé. Une fois n’est pas coutume, ce sont en effet les résidents qui se sont déplacés, escortés par les deux animatrices de l’HSTV Kristenn Sourdin et Katell Cornillet et par deux stagiaires. Ils sont arrivés à 14h00 tapantes, pile pour l’heure du cours en AP !

Le cours du jour s’annonçant quelque peu différent d’une heure classique, on avait réservé le foyer des élèves afin de réunir tout ce beau monde dans un cadre plus convivial, moins compassé, plus propice aux échanges ! Quitte à jouer la carte de l’exceptionnel, la séance s’est ouverte sur un mot d’accueil très chaleureux de Madame Aubertot : la principale du collège a en effet tenu à souligner combien la dimension intergénérationnelle constituait un axe important des apprentissages des élèves et que des rencontres de cette nature, mêlant ancrage dans les programmes scolaires et découverte bienveillante de l’Autre, étaient un réel plaisir…d’autant que c’était aussi l’occasion pour les résidents de l’HSTV de venir dans l’établissement !

L’accueil par Madame Aubertot

Le ton étant donné, le travail a commencé… Il avait quand même d’abord fallu reformer les petits groupes : les aléas des maladies de saison ont laissé des élèves sur le carreau ; pour certains -dont la bonne humeur et le coup d’œil amusé sur l’assemblée du jour n’ont pas fait défaut (« on devrait refaire une rencontre juste pour boire le thé » a taclé Gurvann ; « chiche » a répondu Mme Melscoët )- ce fut même la deuxième fois !!

On recopie sa prose…
Les optimistes amateurs de thé !

Quelques opportunistes -au féminin (!) se sont saisi de l’occasion pour se glisser dans un groupe devenu véritable fan-club, autour de l’incontournable et diserte Mme Huet, et ce en dépit des protestations liminaires des « officielles » (« Ah non ! C’est la nôtre ! » s’est spontanément exclamée Sarah).

Le fan-club !

L’heure a été rythmée par deux temps bien distincts. Tout d’abord, ce fut un retour des élèves vers « leur » résident afin de lui lire -pour vérification des informations- la biographie qu’ils avaient réussi à reconstituer d’eux, à la suite du premier rendez-vous. Les travaux avaient été complétés et rédigés (voire illustrés) soit en classe soit à la maison, dans le cahier d’écrivain.

Brevet ou certificat d’études ?!…
M.Chapelain et ses biographes

Manifestement, nos collégiens avaient été attentifs car les résidents n’ont souvent eu qu’à confirmer la véracité des propos tenus. Toutefois, ces derniers ont apporté de nouvelles pépites à la collecte initiale. Le groupe d’Aurore, Maïwenn et Mathias a ainsi découvert qui était René Coty : la mère de leur interlocutrice avait en effet été employée chez ce Président de la République Française, du temps où il exerçait encore comme médecin généraliste au Havre !

Une leçon d’histoire !

Dans le second temps de la séance, ce sont les élèves qui ont écouté : les résidents avaient en effet à leur tour rédigé des biographies « par anticipation » visant à inventer un avenir à des collégiennes volontaires qui s’étaient laissées photographier dans ce but.

Mme Huet fait la lecture !

On a donc pu entendre, lues par Mme Huet mais également par Nicolas ou Baptiste, les « vies à venir » de Betty, Clémence, Léa, Lola, Cynthia, Lorine, Aurore, Maïwenn, Sarah. Difficile de ne pas rire en découvrant alors une Léa guide touristique en Grèce, une Clémence professeure de mathématiques à la fac de Rennes, une Cynthia vendeuse de glaces sur les plages, une Aurore fan de valses, une Maïwenn hyper-pro de plongée sous-marine ou une Lorine catcheuse ! …sans parler des perspectives amoureuses évoquées..! Devant l’engouement massif pour les destins tracés par les résidents, une dizaine d’autres élèves ont demandé à être à leur tour photographiés. Autant dire que le ou les prochains rendez-vous « biographie » seront attendus !

On sait d’ores et déjà que le travail se poursuivra, toujours dans le cadre de l’AP, par des propositions de mise en voix d’extraits des textes produits par les élèves. Et pourquoi pas une séance commune avec nos résidents..? Manifestement, des deux côtés, on a du souffle à partager !

6e : SORTIE TELE EN AP !

Est-il pédagogiquement raisonnable de proposer à un groupe d’élèves de 6e d’effectuer une sortie, entre les giboulées de mars, afin d’aller…regarder une émission de TV ??… Oui ! Démonstration…en images, mais pas que !

Petit retour en arrière dans une chronologie des faits très serrée ! Alors que, dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, un groupe de 6e se trouvait à l’Hospitalité Saint Thomas de Villeneuve de Moncontour (HSTV), en pleine séance d’une lecture consacrée aux animaux fantastiques (avec masques !), voilà que tombe, par le biais d’un appel téléphonique aussi inattendu qu’enthousiasmant de Valérie PECHEUX, bibliothécaire et animatrice de la Résidence des arts, une invitation faite à ces mêmes élèves à venir assister à la projection d’un « Journal Télévisé » très local, réalisé par quelques résidents de l’HSTV ! Impossible de décliner pareille offre : renforcer le tissu local pour mener des actions pédagogiques est une priorité pour le collège François LORANT…tout autant que de cultiver le projet intergénérationnel -dont l’action « Lire pour autrui » fait partie- enclenché voici trois ans, entre l’école La Fleur des prés, l’HSTV et le collège ! C’était donc l’occasion rêvée de renforcer ces échanges.

Faisant fi des aléas météorologiques, une fine équipe d’élèves issus des classes de 6C et 6D a donc mis le cap, le jeudi 7 mars, à 14h, sur la Résidence des arts. Arrivés les premiers, ils ont su patienter…à leur manière ! Il faut reconnaître qu’une bibliothèque offre quand même matière à s’occuper !

Des télespectateurs pas encore attentifs !
Un télespectateur venu avec son masque de lecteur !!
Du bon usage de la bibliothèque !

En outre, il y avait à découvrir une exposition de près de trente photos témoignant du travail dans les différents ateliers (cameraman, preneur de son, grand reporter ou présentateur) : pour les élèves, quelques visages connus parmi les résidents photographiés car déjà rencontrés lors des séances de lecture !

On s’initie à la technique !
Photo du tournage chez Carolyne Morel
Quand le reporter prend le pinceau !

A l’arrivée de Valérie PECHEUX, ils ont endossé le rôle de télespectateurs. Fiche en main afin d’affiner leur qualité d’attention et de jugement, ils n’ont pas perdu une miette des quelque 22 minutes (selon leur chrono personnel !) de cette réalisation bluffante. Générique accrocheur, duo de présentateur/présentatrice à la verve imparable, série de reportages variés : bon programme ! Les élèves ont ainsi pu découvrir ou redécouvrir certains acteurs et lieux de Moncontour : les séquences de 3 minutes ont permis d’entrer dans les cuisines de l’HSTV avec le chef Anthony VANDENBERGHE ; de suivre les conseils de jardinage de Jean-Jacques (focus sur l’atelier « boutures » !) ; de mettre un visage -éminemment souriant- sur le trio de religieuses qui dirige la communauté (Soeurs HONORINE, ANNE-CECILE et MARIE-PIERRE). Mais aussi de filer à la Boutique Atelier, au Théâtre du costume ou dans l’atelier du peintre Tati MOUZO. Surprise pendant la projection : nos télespectateurs ont été rejoints par quelques uns des principaux « reporters » du journal, notamment Jean-Marc et Christiane, les deux présentateurs jamais à court de bons mots !

Un public mêlé et attentif

Pirouette totale : une journaliste de la presse locale -une vraie !- s’était aussi glissée dans le public et en a profité pour interviewer la présentatrice. Un comble !

Une vraie reporter interviewe la présentatrice !

Le temps fort ? L’échange ! Kristenn SOURDIN, une des animatrices de l’HSTV, a expliqué que ce projet avait été rendu possible par le dispositif "Culture et Santé" qui permet de dynamiser l’ouverture de l’hôpital sur la cité par des pratiques culturelles diverses : ainsi, pendant cinq mois, les volontaires se sont immergés dans le monde du journalisme avec Anne BURLOT, journaliste reporter d’images professionnelle. Ils ont été initiés à l’écriture d’un reportage télévisuel, à la conduite d’une interview, au tournage d’un reportage et au montage d’un sujet. Les résidents ont à leur tour pris la parole, de façon très spontanée, afin de parler aux élèves de leur expérience, de la joie qu’elle leur avait apportée, de leurs appréhensions aussi. On les a sentis très heureux de leur performance et de l’image qu’ils peuvent renvoyer, même si "se voir à l’écran, c’est pas facile". Daniel, « envoyé spécial" chez l’artiste Tati MOUZO, a dit « aimer le contact" : forcément ça aide !

Une équipe de reporters épanouis
Feedback sur expérience
Le trac ? Du vécu !

Sollicités, les élèves ont évoqué leurs propres expériences journalistiques : en version papier au cours de leur scolarité primaire (Finn a rappelé un journal consacré aux Droits de l’Enfant) ou en mode "tablette" au collège puisque dans le cadre de la liaison école-collège, ils sont amenés à réaliser, en anglais, de courtes vidéos de présentation de l’établissement, à destination des élèves de CM2 (ce fut l’occasion de mentionner opportunément leur maîtrise collective de iMovie !) Impossible de faire l’impasse sur le choix du "reportage préféré" : le jardin pour tous ceux qui aiment être dehors comme Agathe et Julien, ; le service restauration pour les fans de pâtisserie comme Orlane ou de cuisine comme Clément ; le théâtre du costume pour Adélie et Lyssandre qui "adorent" et ont "déjà visité" ; la Boutique Atelier pour Finn qui a apprécié "de découvrir les divers ateliers proposés". Après avoir validé les plats favoris des résidents, évoqués dans le JT (pâtes à la carbonara, steak et chou à la crème), les collégiens ont souligné que s’ils étaient lancés dans pareille aventure, ils souhaiteraient effectuer des reportages sur le restaurant "La Mulette" pour Julien, sur la bibliothèque pour Agathe, la piscine pour Roméo…et sur madame AUBERTOT, principale du collège, pour Julie !

Mots de la fin ? Selon Isabelle DORE, membre du personnel de restauration, présente lors de la première diffusion à la Résidence des arts, le mercredi 6 mars, ce type de projet contribue à montrer le dynamisme et de la structure et des résidents, curieux et désireux de s’exprimer. Et du côté des élèves ? « Cela nous présente la commune » selon Noah. « C’est intéressant, ça fait participer les personnes âgées », selon Célia. Et enfin, « ça ressemble à un vrai journal » selon Julie : on ne saurait mieux dire …ni fournir meilleurs encouragements à la poursuite du projet intergénérationnel !

8 mars : Les 4es vous présentent des femmes remarquables

Depuis novembre, les 4es travaillent sur l’égalité filles-garçons à travers diverses activtés regroupées dans le cadre d’un E.P.I intitulé « Femmes remarquables ».

Ainsi, les élèves ont tout d’abord découvert l’exposition « Grâce à elles » de Sophie Degano, prêtée par la Bibliothèque départementale puis ont enchainé avec l’étude du film « Woman at war » de l’islandais Benedickt Erlingsson, 1re séance du programme de « Collège au cinéma ». Enfin, après avoir effectué des recherches documentaires, ils ont rédigé des textes mettant en scène quelques unes de ces femmes célèbres et certains ont également pu enregistrer leur travail grâce à la webradio du collège !

arton989

A la rencontre d’un futur grand écrivain

Vendredi 3 Mars, la classe de 5A du collège a rencontré Titouan Pirou, élèves de 3A au collège, pour parler de son livre Le Chasseur, que tous les élèves de 5A et 5C ont lu pendant les vacances de février, sur le site Calaméo.

Il s’ agit d’ une histoire fantastique dans laquelle on retrouve de la magie, des combats, des aventures, une enchanteresse et un chevalier courageux… Tout ce que les élèves aiment lire !

Les élèves ont présenté leurs travaux : valises de lecture, abécédaires, portraits chinois , et couvertures du livre que Titouan a appréciés et commentés. Puis les élèves lui ont posé des questions sur son livre et ses débuts d’écrivain. Les élèves de 5A ont adoré cette rencontre et le projet autour de ce livre. Ils attendent la suite qui est en cours d’écriture..

A l’abri des temps

En janvier, les élèves de 4A ont poursuivi leur découverte des métiers du livre en accueillant au CDI Wilfrid Messiez, le libraire de Moncontour.

Celui-ci leur a présenté les différentes étapes et les différents acteurs de la chaine du livre : de l’auteur au libraire en passant par l’éditeur, le correcteur, le graphiste, l’imprimeur, le diffuseur… Les élèves ont ainsi découvert une spécificité française : le prix « fixe » du livre, en effet quel que soit le lieu d’achat le livre sera toujours vendu au même prix.

Les élèves participants au projet « Jeunes en librairie » ont pu bénéficier, grâce à « Livre et lecture en Bretagne », d’une enveloppe de 30 euros pour acheter les ouvrages de leur choix à la librairie de Moncontour : L’abri des temps.

Sortie à la librairie

Deux jeudis matins, ils sont descendus à la librairie accompagnés par Mme Piriou, la documentaliste ou par Mme Grain, leur professeur de français, pour découvrir le lieu de travail de M. Messiez et fureter dans les rayons. B.D, mangas, ouvrages documentaires sur les requins ou Ferrari, romans et recueils de poèmes, tout le monde a trouvé son bonheur. Néanmoins le succès du moment, la B.D « Bleak » du fameux youtuber Squeezie étant en réimpression, certains élèves vont devoir prendre leur mal en patience et attendre leur commande. Ce sera l’occasion de refaire un petit tour à la librairie, maintenant ils connaissent le chemin.

Quelques titres choisis par les 4A

Prochaine étape du programme : la rencontre avec l’autrice du roman Bacha Posh, en lice pour le prix Gallimard, Charlotte Erlih, le vendredi 24 mars.

A la découverte de l’enluminure

Avant de déguster un repas de Noël bien mérité, les élèves de 4A ont pu découvrir quelques secrets de l’art de l’enluminure grâce à l’intervention de Matilde de Montsegur, enlumineur de France.

Le jeudi 15 décembre, dans le cadre du projet « Jeunes en librairie », les élèves de 4A et Mme Piriou ont accueilli au CDI Matilde de Montsegur qui a exercé pendant quelques mois ses talents à Moncontour, cité médiévale par excellence.

Mme de Montsegur n’était pas venue qu’avec son talent et sa bonne humeur pour présenter un art qui la passionne, elle avait apporté du matériel : parchemins,terre de Cassel, plumes mais aussi feuilles d’or !! pour initier les chanceux du jour à l’enluminure.

Ainsi après avoir découvert l’histoire du livre (du rouleau au codex) et les métiers liés à celui-ci : calligraphe, relieur et enlumineur, les élèves ont pu piler, gratter des os de seiche servant à blanchir les parchemins , manipuler (parfois avec maladresse) la gomme arabique, et différents pigments, sentir la colle de poison (quel plaisir avant le déjeuner)…

Après la théorie, la pratique ! Les élèves, après avoir passé une partie de l’intervention à touiller un mélange gomme arabique, charbon et eau, ont pu se lancer à l’assaut des parchemins à l’aide de plumes aiguisées. Certains ont même réussi à décorer leur essai de feuille d’or.

Enfin, Mme de Montsegur leur a présenté son riche parcours : arts décoratifs, réalisation de décors de théâtre et de cinéma, d’enluminures, d’illustrations de livres … qui l’a menée de l’Italie, à la Suisse puis à Bruxelles et enfin à … Moncontour. Un chemin qui a parfois dévié mais toujours guidé par sa passion du dessin.

« On a pu voir le livre que Matilde de Montsegur a créé pour ses études et nous l’avons trouvé magnifique car il y avait beaucoup de détails. » Rose

« Nous avons trouvé ce métier vraiment fascinant et intéressant. Nous ne le connaissions pas avant et l’avons trouvé original et génial. » Noah D.

« J’ai bien aimé cet atelier car on a appris comment faisaient les personnes au Moyen-Age pour écrire des livres et faire des enluminures ». Emy

« On a beaucoup aimé toucher et regarder les outils qu’elle utilise pour travailler. Elle nous a donné des feuilles d’or, c’est sensible au toucher donc il faut faire très attention. » Safia et Tess

Prochaine étape dans le parcours de nos jeunes lecteurs : la découverte du métier de libraire auprès de Wilfrid Messiez et la visite de sa libraire : L’abri des temps, à Moncontour.

Au ciné…comme si vous y étiez !!

Vous aimez les films inquiétants et êtes en quête de la cinémathèque idéale ? Laissez vous tenter par la série de bandes-annonces écrites puis réalisées par les élèves de 4B et 4D. De quoi en frissonner d’avance !!

En conclusion d’une séance de vocabulaire sur le genre fantastique, les élèves de 4B et 4D ont eu à imaginer la bande-annonce d’un film inquiétant. Leur enseignant de français, Monsieur Cueff, leur avait en effet proposé, en tâche finale, un exercice dont voici la consigne détaillée. "Sur le modèle suivant, vous allez inventer le scénario d’un film inquiétant et imaginer la bande-son qui accompagnerait sa bande-annonce. Il faudra employer au moins cinq expression exprimant le doute, l’inquiétude et l’étrangeté."

Le pitch du scénario soumis aux élèves ?! "Bientôt sur vos écrans : « Les cimes de l’horreur », un film effrayant de John Fassbinder. Préparez- vous à avoir la gorge nouée. ⇒ Hiver 2014 : pour ses vingt ans, Gwendoline s’apprête à réaliser son rêve : l’ascension du mont Cervin. Mais rien ne va se passer comme prévu. Une tempête effroyable la sépare de son guide et la contraint à passer la nuit dans la montagne. Elle finit par trouver refuge dans une étrange carcasse d’avion où se produisent bientôt des évènements insolites. Les hurlements qui s’élèvent la nuit sont-ils seulement ceux du vent ? Venez vivre une expérience unique dans une atmosphère…glaçante. Librement inspiré du roman horrifique de Steven Queen, ce film vous donnera, à coup sûr, des frissons d’angoisse. « Les cimes de l’horreur » », le 25 avril au cinéma."

C’est alors en binômes que les élèves se sont mis à l’œuvre : les bandes-annonces ainsi créées vous sont livrées ici, en pièce jointe et en exclusivité !! Bonne écoute….et ne cauchemardez pas !!

Bibliothèque des 4 èmes

Quelques nouvelles fantastiques écrites par les 4es dont la nouvelle « Le manoir » qui a été primée lors du concours de nouvelles organisé pour les 20 ans de la collection Étonnants Classiques de Flammarion. Les élèves de 4A recevront donc un exemplaire du recueil dans lequel cette nouvelle sera publiée. Félicitations à Mathilde Pleven et Sarah Delaunay !

Bibliothèque des 5 èmes

Venez découvrir les récits des 5es !!

CAP sur l’ORIENTATION !!

Avis de tempête sur le Grand Ouest…Vent du changement pour nos 3es qui ont profité de cette météo idéale pour effectuer la visite du CARREFOUR DES FORMATIONS APRÈS LA 3e à SAINT-BRIEUC, dans la grande salle de Robien. Arrivés sur les lieux parmi les premiers visiteurs, ils ont eu d’autant de plus de facilité à approcher les secteurs d’activité qui les intéressaient ou à s’arrêter au fils des stands afin d’en découvrir de nouveaux !

M.Rousvoal se tourne vers l’avenir !

Comme chaque année, les élèves de 3e avaient été dûment préparés par leurs professeurs principaux respectifs et sont de ce fait arrivés au Carrefour avec plan, descriptif des 11 pôles de formation et questionnaire plus spécifiquement ciblé pour ceux d’entre eux qui se projettent déjà dans la voie professionnelle. Si l’on cherche à résumer les tendances fortes de la matinée, voici ce que nous pouvons mettre en exergue.

  • Ceux qui savent déjà ce qu’ils veulent faire !

Honneur aux filles, avec notamment le projet « mécanique moto » pour Merely, déjà pleinement investie, via le collège ou à titre personnel. Pour elle, il s’agit avant de tout de conforter le choix de parcours envisagé. Il en va de même pour Gurwan : la charpente, ça le connaît ! Motivé par expérience familiale, revenu ravi de son stage d’observation, il maîtrise le vocabulaire du domaine : « ferme », « chevrons », tout est clair ! L’occasion était belle, ce jeudi matin, de mettre la main à la poutre, entraînant au passage deux filles de sa classe, au stand « Construction Bois Charpente Menuiserie ». L’activité était proposée par le Lycée Jean Monnet de Quintin.

La mécanique, elles connaissent !
La charpente, ça soude
  • Ceux qui se renseignent !

Pour beaucoup, ce temps de visite permet avant tout d’approcher des professionnels et d’observer des démonstrations concrètes : on découvre ainsi l’usinage de pièces assisté par ordinateur ; on s’interroge sur les usages de la domotique. Force est de constater que les élèves ont joué le jeu en investissant les lieux et ont prêté une oreille attentive aux intervenants. Si l’art de la tapisserie est resté assez confidentiel, il y avait du monde au secteur des « Services aux Personnes »…et littéralement foule auprès des représentants de la Sécurité et de la Défense : Armées de Terre et de l’Air ont ainsi obtenu belle écoute, à la hauteur de la tout aussi belle énergie dispensée pour faire passer les informations ! Mention spéciale au recruteur de l’Armée de l’Air qui a réussi à faire sourire la prof de latin en évoquant Astérix afin de mettre en exergue la nécessité actuelle de surveiller de près tous les engins du ciel susceptibles de nous « tomber sur la tête » : habile manière de présenter la variété des quelque 50 métiers proposés par ce corps d’armée !

Explications en images
La domotique
Métier d’art
Femmes et Armée de terre
L’armée de l’air recrute !
  • Ceux qui savent profiter de tous les bons à-côtés du CARREFOUR !

Il faut également reconnaître que le plaisir d’admirer la dextérité de certains jeunes en formation, cela fait aussi partie du jeu. Comme chaque année, l’espace consacré aux Métiers de la pâtisserie, de la boulangerie, du service et de la cuisine, a su attirer un public nourri ! Aux sens évidemment propre et figuré du terme dans la mesure où l’on pouvait observer des gestes techniques (éplucher un ananas puis en faire caraméliser les dés, réaliser une pâte, dresser des verres…) mais surtout déguster de savoureuses viennoiseries !

Un stand qui fait recette !
On admire la dextérité !

Si l’on veut résumer l’esprit de cette matinée, ventée et donc tonifiante, nous pouvons nous fier à l’attitude de M.Rousvoal, professeur principal pleinement dans l’esprit du jour : on dialogue, on réfléchit…et on repart, vent dans le dos, avec le sourire !

Pause causette !
S’orienter avec le sourire !

Ce que je veux dire…

Comme un cadeau, la Compagnie théâtrale briochine AK.Entrepôt a posé ses tréteaux au collège pour toute la journée du jeudi 13 octobre : elle a offert in situ deux représentations de sa création « Ce que je veux dire…Tomber en amour », l’une aux élèves de quatrième, l’autre aux élèves de troisième auxquels s’était ajoutée une fine brochette de résidents de la Maison Moncontour dans le cadre des rendez-vous intergénérationnels régulièrement instaurés. Une heure durant, en disposition bifrontale gradinée, le temps se suspend pour découvrir un face-à-face inédit, mis en mots et en scène par Laurance Henry : celui de Nils et d’Alice. Un adolescent face à une dame âgée…qu’ont-ils à se dire ? Pourquoi se parler ? L’âge n’a-t-il vraiment rien à faire à l’affaire ?..

Une représentation le matin, une l’après-midi : la salle polyvalente du collège s’en trouve toute retournée ! Une scène à même le sol, des gradins en vis-à-vis de part et d’autre de cet espace. Des casiers patinés, ambiance campus américain…Les spectateurs prennent place. Pour la première, collégiens et résidents de l’Ehpad se côtoient avec facilité et attendent avec la même circonspection (d’autant qu’ils auront à plancher sur un projet d’écriture commun dont cette pièce sera le ferment…) : qui ? quoi ? …

Public mêlé !

Une dame s’avance, lentement, d’un pas posé, tout comme le regard qu’elle fait couler sur les gradins…dans lesquels elle prend place. Toujours ce silence. Puis le voici, cet ado encapuchonné de gris, démarche vive au rythme de ses baskets. Il se rue vers les casiers, ouvre le sien : un miroir. Il y plonge une fois, deux fois, tant de fois. Il ferme, ouvre, court, se jette au sol, se relève, compulse frénétiquement son téléphone portable, prend des selfies, s’agite, attend, hésite, repart…Un ado, caricatural ? Non, un ado. Qui ne sait pas où se poser. Qui mime la violence d’un round de boxe aux allures de ballet comme pour affronter un ennemi invisible auquel il finit par donner voix, par donner cris, en se lançant dans des litanies d’ordres, contre-ordres, menaces, remontrances et beaux discours : ceux des parents, ceux des profs…les « silence ! », les « range ta chambre ! » des adultes qui ne sont plus des ados. Quelques mots fusent hors de ce magma indigeste : « J’veux pas, j’peux pas parler ». Mais surtout, saillants de douceur dans la logorrhée des cris : « Ses yeux…sa bouche rouge…ses cheveux roux… ».

Dire sa colère…

Et c’est là qu’elle entre. Cette dame au regard doux. Qui attend qu’il lui lance son ballon de basket. Des passes et des paniers, des rires. Puis un jeu de construction, ensemble : sorties du coffre à jouet, des pièces Kapla qui s’assemblent pour former une tour (pour lui), une île (pour elle), éloignée mais reliée. Effondrement. Le moment de dire le vrai : « Elle s’appelle comment ? ». Le fil est là, la conversation se déroule, les pensées s’accordent, l’expérience se partage. Lui, c’est Nils, il aime pour la première fois. Elle, c’est Alice, elle aime encore une fois. Il a peur. Elle n’a plus peur. C’est quand même encore une première fois.

Réfléchir à deux
Construire ensemble !

Alors tous deux se préparent pour leur rendez-vous respectifs. Le miroir, c’est lui pour elle et elle pour lui. Qui est l’ado, qui est l’adulte face à l’amour qui frappe au cœur ? Dans un ballet aussi ébouriffant que décalé, entre ambiance dressing et piste de danse, les voilà qui sont beaux, qui sont prêts à aimer. Nils parle désormais sans employer de négation. Il peut enfin dire « J’suis heureux ».

Se préparer à deux !
En miroir l’un de l’autre !
Pas de danse !

Inutile de dire combien les deux comédiens, dans leur face à face lumineux et tendre, ont su happer l’assistance et mettre en exergue ce que l’on oublie trop : que les sentiments et le bouleversement qu’ils génèrent n’ont que faire de l’âge de ceux qui les éprouvent ! L’expérience est partageable, elle aide à avancer et à se construire. Grâce à Alice, Nils trouve enfin le chemin qui relie la porte de l’enfance au seuil de la vie d’adulte ! Au moment de l’échange bord de scène, les spectateurs ont su questionner, réagir et saluer la performance. Collégiens comme résidents de l’Ephad ont applaudi l’énergie positive et communicative insufflée par le texte et par les comédiens Françoise Bal Goetz et Thomas Couppey. D’ailleurs, comme un clin d’œil, c’est une Françoise spectatrice qui a chaudement félicitée la Françoise comédienne, tout en soulignant le brio de Nils/Thomas. L’âge ne fait donc rien à l’affaire : quand on aime, on le dit !

Bord de scène
Un after entre un Thomas et deux Françoises !

Coachs « lecture » ?!

Qui dit mois d’octobre dit « Semaine Bleue », c’est-à-dire période encore plus dédiée qu’à l’ordinaire aux liens intergénérationnels, puisqu’elle met à l’honneur les personnes âgées. Le collège ne pouvait manquer de s’emparer du créneau pour solliciter la Maison Moncontour…afin de faire travailler les élèves !!

Très sages..!

Dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, le collège propose à tous les élèves du niveau 6e, au fil de l’année, un ensemble d’ateliers qui leur permet d’approcher les mathématiques ou le français dans un contexte plus souple et avec des effectifs réduits. L’un de ces ateliers a pour objectif de travailler le « lire pour autrui » : on y propose aux élèves de s’habituer à lire à haute voix afin de faire partager leur lecture. L’intonation, la vitesse, l’articulation, le volume de la voix, la capacité à donner à voir les actions du texte… cela se travaille ! Pour mettre les élèves en situation, cet atelier propose régulièrement des sorties à l’école primaire ou à la Maison de Moncontour. Or, cette année, pour la première fois, des résidents de l’Ehpad ont été invités à venir aider les élèves à bien travailler leur lecture !

Deux coachs pour une table !

Accompagnés par Nathalie Cordier, animatrice à la Maison de Moncontour, trois résidents sont donc arrivés, après la récréation du matin, pour participer à une heure de cours. Ils se sont installés en classe, avec le groupe d’élèves de 6e concernés ce mardi par cet A.P. lecture : les douze élèves, évidemment prévenus en amont de la présence de trois « enseignants » supplémentaires, avaient déjà pu travailler une première fois le texte retenu pour cette session de travail. Vendredi 13, titre de la nouvelle : une ambiance très Halloween pour cette nouvelle à suspense ! Après les présentations de rigueur, trois tablées, formées autour des trois invités de la matinée, se sont mises en place. Un système de rotation a permis à tout le monde de s’exprimer devant chaque coach. Mme Cordier a pris sa part dans l’évaluation formative des élèves en les aidant à cibler les points forts et les points à améliorer : diction ? portée de la voix ? vitesse adéquate ?…

Deux tables au travail !

Mme Louët, résidente très pédagogue (et ancienne aide-soignante, d’où la bienveillance spontanée !), n’a pas non plus hésité à interroger ses élèves du jour : "Que veut dire le mot hallucination ? qui est Hadès ?"

Très très sages !!

L’heure de cours a filé… ! Et l’on a vérifié que la date du mardi 17 octobre était bien cochée dans les agendas respectifs : ce sera en effet l’heure de la lecture offerte à la Maison de Moncontour ! Nul doute que les trois coachs du jour seront dans l’assistance pour vérifier que leurs conseils soient bien mis en application !

Contes d’hiver !

Et une rencontre de presque Noël, une !! Rendez-vous était pris à 10h30, ce mardi 13 décembre, au CDI du collège : 35 élèves des classes de CM1-CM2 de l’école La Fleur des Prés, escortés par leurs enseignantes, sont venus écouter les lectures d’inspiration très hivernales (et donc de circonstance vu le froid !!) préparées pour eux par deux groupes d’AP6ème. Ce sont donc près de 60 élèves qui se sont ainsi retrouvés pendant une belle heure et demie pour parler et entendre parler d’un Ours qui avait pris le soleil, d’un certain Nanouk, d’un loup et d’un violoneux, d’un serpent pas très aimé ou encore d’une bande d’animaux à l’étroit dans une moufle..!

Point de départ de la rencontre : le CDI, histoire que chacun puisse découvrir ce lieu dédié à la lecture ! Madame Piriou, professeur-documentaliste, avait bien fait les choses en accueillant tout le petit monde réfrigéré avec sur écran la projection d’un agréable feu de cheminée !! Premier temps ? Donner les consignes du jour ! Les écoliers allaient se voir présenter cinq histoires, chacune portée par un groupe d’élèves de 6e ; ces derniers s’étaient d’ailleurs choisi un nom de scène pour être facilement identifiables au moment du vote ! Il s’agirait alors de porter un jugement critique sur les prestations, afin de choisir la meilleure histoire et le meilleur groupe de lecteurs !

Propagande des 6es !

Miracle de Noël : deux élèves de 3e disponibles, Chloé et Arthur, sont opportunément venus renforcer un groupe…réduit à la seule Faustine, dont les camarades prévues étaient absentes ! Compte tenu de l’effectif, on s’est réparti sur deux espaces, le CDI et une salle de classe pour une durée d’environ 45 minutes. Les groupes de 6es ont alors donné à entendre leurs lectures au rythme de cinq rotations, afin que tous les écoliers puissent tout entendre !

Les Nanooks Dorés en action !
Îlots de lecture

A l’issue de chaque lecture, un temps était laissé aux jurés de la matinée pour noter sur leur cahier de brouillon apporté à dessein les impressions laissées par les histoires et les conteurs. Incontestablement, tout le monde a joué le jeu et on a ainsi vu s’animer les cahiers au fil des « je valide », des « 4 »ou « 5 étoiles » attribués aux lecteurs par des auditeurs résolument tendance dans leur approche des évaluations !!

Conteurs vs Invités !
Des évaluateurs pointus !

A 11.30, récompense oblige, cap sur le self !! Il aura suffi de quelques minutes d’attente dans le froid du jour pour apprécier pleinement la chaleur de l’accueil de M.Le Boucher, chef cuisinier, et de son équipe ! Jus d’orange et biscuits…même avant de s’en retourner pour aller déjeuner à la cantine, ça apporte toujours un réconfort certain !! C’est donc dans une atmosphère à l’enthousiasme contagieux que s’est conclu ce moment de partage : bilan d’autant plus précieux qu’il aura fédéré les élèves sur une activité incontournable : la lecture !!

Tablées réchauffées !
Bonne humeur partagée !
Au self…

………et pour en finir avec tout suspense, voici les gagnants du jour : côté histoire, c’est l’hilarante « La Moufle » qui a reçu un vrai plébiscite ; côté groupe de lecteurs, clin d’œil fortuit mais révélateur, c’est le trio Faustine/Chloé/Arthur qui a fait mouche ! Comme quoi, la lecture, c’est pour tous les âges !!

DE MONCONTOUR A RENNES : un voyage international !

Deux classes du collège François LORANT de Moncontour, impliquées dans un projet d’enquête sur « L’école d’ici et d’ailleurs » ont été reçues par les élèves de la classe internationale de Français Langue Etrangère du lycée VICTOR ET HELENE BASCH à Rennes.

Collégiens et élèves de la classe FLE du lycée Victor et Hélène Basch

Le jeudi 27 avril, ce sont donc 47 collégiens des classes de 5B et 5D, sous la houlette de Mme Sylvie Labigne leur professeure de français, qui ont pris le car en direction de Rennes dans le cadre d’une sortie rendue possible par l’action conjointe de Mme Gradzka, enseignante du lycée Victor et Hélène Basch et de M. Pinzan, principal du collège François Lorant.

Une visite de l’exposition « Tous les trains sont des horloges », au musée des Champs Libres, leur a tout d’abord permis de s’immerger, grâce à l’imaginaire des artistes concepteurs, dans le thème du voyage et de l’ouverture à l’Autre.

Une locomotive dans le hall des Champs libres…

Mais le temps fort de la journée a bien évidemment été celui de l’échange chaleureux et enthousiasmant avec les 19 élèves, issus de 17 nationalités différentes, de la classe de Mme Gradzka qui avait organisé pour l’occasion une réception très sympathique et conviviale… avec goûter évidemment ! Les élèves ont ainsi pu comparer les différents systèmes scolaires et partager leurs expériences et ressentis personnels à ce sujet. La complicité s’est naturellement établie, les groupes de discussion ont immédiatement trouvé leur connivence, au-delà des différences d’âges et d’horizons…

Elèves visitant l’exposition aux Champs libres

La rencontre s’est conclue sur un quart d’heure de chansons, faisant rimer fraternité et optimisme, spontanément reprises à l’unisson.

Le temps a passé très vite -trop vite ! - pour les collégiens, tristes de quitter si rapidement leurs nouveaux amis et réellement reconnaissants pour la qualité de l’accueil orchestré par Mme Gradzka. Une belle journée, riche en découvertes et émotions !

Découverte du court-métrage avec Cinéma nomade

Le mercredi 9 décembre, les élèves de 4e A et D ont pu découvrir une sélection de courts-métrages intitulée « Questions de jeunesse », élaborée par l’uffej Bretagne (Union Française du Film pour l’Enfance et la Jeunesse) en partenariat avec le Festival européen du film court de Brest.

Cette sélection conçue pour les adolescents proposait 5 films européens récents abordant des thématiques concernant la jeunesse :

  • « El fin del mundo sera en Brasil » de Sergio Portabella (Espagne, 2013)
  • « 37°4S » d’Adriano Valerio (France, 2013)
  • « Aïssa » de Clément Tréhin-Lalanne (France,2014)
  • « Beach Flags » de Sarah Saïdan (France, 2014)
  • « 7 minutes in heaven » de Michiel Ten Horn (Pays-Bas, 2012)

A l’issue du visionnage, Mme Laurence Dabosville, intervenante de l’ uffej, leur a présenté ce genre cinématographique peu connu du grand public et les élèves ont pu discuter autour de cette découverte et des sujets abordés dans ces films : l’amitié, l’amour, le solitude,l’immigration, la ségrégation homme-femme, la solidarité, la mal-être adolescent …

Des comédiens en herbe donnent voix à une Terre abîmée !

Facile d’énoncer de grandes idées sur la nécessaire préservation de la Terre et de ses ressources. Bien plus efficace de le mettre en scène ! C’est le challenge qu’a relevé la classe de 5A, sous la direction de Mme Decriem leur professeur de français référente, avec le concours de Monsieur Cueff, lui aussi professeur de lettres.  Une entreprise de longue haleine : un semestre d’investissement soutenu pour aboutir, le mardi 13 juin au collège, à deux représentations de la pièce LA TERRE QUI NE VOULAIT PLUS TOURNER, de Françoise du Chaxel.  Retour sur une vraie prestation d’artistes !

Mardi 13 juin, 14h, salle polyvalente du collège : la classe de 6D piaffe devant la porte ! Les élèves savent qu’ils vont assister à la représentation d’une pièce de théâtre donnée par leurs camarades de 5A….et c’est tout ! Accueillis dans un espace transformé en salle de spectacle grâce au support technique incontournable de Monsieur Ruffet, agent et maître des Lumières, les 6D prennent place face à l’espace scénique où s’est déjà positionnée la troupe des 5A au grand complet ! Madame Decriem invite chacun à profiter du spectacle et c’est parti !

Accueil par Mme Decriem

Elise entre en scène, face à un pupitre : le contexte est posé, l’histoire peut commencer… Au fil des tableaux, les 5A relatent la surprise effrayée des enfants de la Terre qui constatent une incongruité : il fait jour en pleine nuit !! Mais l’incongruité cède vite la place à une inquiétante révélation, amplement relayée dans les médias : la Terre, lassée des querelles et destructions dont les Hommes se rendent responsables, a décidé d’arrêter de tourner.

Les infos s’affolent…

Jour ? Nuit ? Saisons ? Récoltes ? Vie ??

Que faire… ?

Tous les repères sont chamboulés et l’on cherche des réponses à LA question : « Alors qu’est-ce qu’on fait ? ». Enfants, agriculteurs, savants astronautes, hommes politiques, sorciers… même la Lune, le Soleil et Mars entrent dans la discussion. En vain. La Terre n’en peut plus d’être exploitée et ne veut rien entendre….surtout pas les fausses promesses des politiques.

Conflit d’intérêts…
La colère sur Terre !
Raisonner la Terre !
Les sorciers n’y peuvent rien !

Impasse ? Non… !… car quand rien ne semble plus possible, c’est aux rêveurs qu’il revient d’inventer les solutions :

Jean et la Lune !

Jean de La Lune entre en scène ! Frappé d’un rayon de lune dans sa petite enfance, il entretient avec l’Astre de la nuit une relation particulière qui va lui permettre de découvrir la bonne méthode : tout simplement écrire au Président pour dire l’urgence de cesser la destruction et d’enfin RESPECTER la Terre. Partie d’un enfant, la demande fait son chemin : le Président promet que les Hommes seront « raisonnables ». Et La Terre accepte de recommencer à tourner, « méfiante »…mais sans doute soulagée et pleine d’espoir !

L’engagement des décideurs !

Une demi-heure d’un spectacle mené tambour battant, avec une troupe solidaire et efficace, gérant à vue tous les changements dans l’espace scénique. Une troupe qui a œuvré dans sa globalité, donnant à chacun et chacune sa part de jeu et de texte ! Les accessoires ont jailli de toutes parts : pyjamas et veste de costume, lampes et doudous, lunettes de soleil et cravate, casque audio et micro, blouses blanches et ballons gonflables, bottes en caoutchouc et bâton de pluie…la liste est longue ! L’incontournable aux multiples facettes ? Une simple table devenue tour à tour bureau, navette spatiale, siège pour la Lune, studio radio ou pupitre d’un orateur… ! Ajoutez une bande-son où le Perlimpinpin de Barbara côtoie l’entraînant Le soleil a rendez-vous avec la lune de Trenet ou encore le très opportun Respire de Mickey3D d’ailleurs support d’une chorégraphie ébouriffante !

On se bouge pour la Terre !

Un spectacle de haute volée qui a prouvé le bel investissement de la classe de 5A : textes, jeu et bonne humeur…un vrai travail de groupe et de troupe pour semer de précieuses graines de réflexion !!

Le salut des artistes !!

Des spots contre les discriminations réalisés par des 4es

Dans le cadre d’un appel à projets lancé par la Délégation Interministérielle de Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH), l’UFFEJ, association spécialisée dans le domaine de l’audiovisuel vers la jeunesse, est intervenue pendant plusieurs semaines au collège François Lorant de Moncontour auprès d’une classe. Ainsi les 27 élèves de 4e D ont eu pour mission de produire une série de 5 spots de prévention contre les discriminations !

L’UFFEJ sensibilise les élèves au cinéma et aux discriminations

Dans un premier temps, Eloïse Ladan, Chargée de mission à l’UFFEJ, a sensibilisé les élèves aux techniques utilisées pour la réalisation de spots de prévention (voix OFF, durée, slogan). Pour cela, plusieurs spots ont été visionnés puis les élèves ont pu débattre des sujets abordés et des formes utilisées, les poussant ainsi à exercer leur esprit critique. Des élèves scénaristes, acteurs et réalisateurs ! JPEG

Pendant plusieurs semaines, lors des cours français du mercredi, encadrés par leur professeur Mme Grain puis par Eloïse Ladan et Baptiste Lemée, les élèves ont écrit leurs scénarios puis ont tourné leurs films au sein du collège. Les spots abordent des thèmes variés tels que la xénophobie, l’homophobie, le racisme, et les discriminations à l’embauche et au nom de famille !

« Cela n’a pas été simple dès le début, mais séance après séance l’engagement de chacun a été de plus en plus fort : les acteurs ont pris en assurance, les cadreurs ont développé leur regard, et l’organisation dans chaque groupe s’est organisée comme une petite machine, toujours plus efficace ! » a constaté Mme Ladan. Mme Grain, leur professeur de français, est , quant à elle, ravie de l’intérêt et de l’investissement de ses élèves dans ce projet .

Des élèves conquis et ravis de leur prestation

Mercredi dernier, après toutes ces semaines de dur labeur, les élèves de 4e D ont enfin pu découvrir, lors d’une « projection pop-corn », le résultat de leur travail : « J’ai beaucoup aimé tourner la vidéo car nous étions en autonomie (…) nous avons enfin visionné toutes les vidéos, c’était vraiment marrant de se voir a l’écran et de regarder les vidéos des autres élèves. Ce projet de tournage m’a beaucoup plu et le sujet était très intéressant. » témoigne Mathilde. Camille , elle, souligne l’encadrement dynamique de l’UFFEJ : « Eloïse et Baptiste apportaient avec eux leur sourire et leur bonne humeur, ce projet était top. »

Les spots réalisés par les élèves sont visibles sur la page facebook de l’UFFEJ (facebook.com/uffejbretagne/) ou en suivant le lien sur la page du site web du collège consacrée à ce projet.

Deux classes de 6e accueillent Taï-Marc Le Thanh !

Après la saison des grands prix littéraires, les classes de 6B et 6C se lancent aussi dans le « salon littéraire » en rencontrant au CDI, sous l’égide de Patricia Piriou, professeure-documentaliste, l’un des auteurs invités au Salon du livre de Ploufragan, Taï-Marc Le Thanh. Ce vendredi 8 décembre, c’est donc un échange mûrement préparé par les deux classes et articulé en deux temps bien distincts -un pour chaque classe en fonction des travaux réalisés- qui s’est tenu au CDI. Présentation d’une matinée studieuse !

Force est de constater que recevoir un auteur ne s’improvise pas…d’autant que cela faisait maintenant quelques années que le Collège François Lorant n’avait eu le plaisir de recevoir un spécialiste en la matière ! La réactivité de Patricia Piriou a de fait permis à l’établissement de se voir offrir la possibilité d’accueillir Taï-Marc Le Thanh : « banco » immédiat, évidemment !

Les classes de 6B et de 6C se sont donc attelées à la rude tâche de lire, réfléchir, créer, préparer…avec pour chacune des objectifs spécifiques. Les 6B ont ainsi axé leur travail sur l’album Babayaga tandis que les 6C ont planché (!) sur l’album Elvis. Deux univers, deux visions du monde !

Mme Decriem et les 6B…
Mme Piriou guide les lecteurs !

Pour tous, des séances de travail en classe mais aussi au CDI, notamment pour se plonger dans l’ample panel des œuvres de Taï-Marc Le Thanh mis à disposition des élèves : Yéti (gros succès !), Cyrano (plus difficile), mais aussi des romans tels que Les 7 de Babylone, On ne coupe pas les pieds à une jeune fille ou bien encore Je voudrais parfois que ma vie ressemble à une comédie musicale. Histoire de stimuler les lecteurs, Madame Piriou avait préparé pour chaque classe une affiche à renseigner avec force « smileys » indiquant leur degré d’appréciation de chaque album ou livre…et se challenger, ça motive ! Les élèves n’ont donc hésité à investir le CDI en tout lieu (et en toute position !), seul ou en binôme, afin de découvrir, de lire, d’apprécier !

Les 6C en mode lecture…
On colle son smiley !
On lit n’importe où…

Le 8 décembre, les deux classes étaient donc fin prêtes et ont eu le plaisir de rencontrer Taï-Marc Le Thanh dans un CDI paré des couleurs de Noël et dont l’agencement avait été prévu pour donner à ce temps fort un cadre propice à une proximité chaleureuse. Pendant une heure trente, les 6B ont ouvert le bal en présentant tous les travaux qu’ils avaient réalisés, sous la houlette de leur professeure de français Madame Decriem, autour de l’album Babayaga, premier livre de l’auteur, paru en 2003 : au programme, une boîte aux allures d’aquarium renfermant moult accessoires représentant chacun un aspect de l’histoire (baignoire, arbres, dent, chemise, fil et aiguille…l’univers de la sorcière Babayaga) ; puis une saynète inspirée du texte et mettant en scène Miette, nièce de Babayaga, avec chat, chiens, saule, portail et pot de graisse.. ! Pour parfaire ce menu, des recettes, concoctées par les 6B sur la base de leur lecture de l’album, ont également été présentées à l’auteur qui a ainsi pu, par exemple, savourer l’idée des « Sablés aux gosses », riches en chocolat blanc et…en doigts écrasés !

En 6C, après les présentations de rigueur assurées par Gabriel, Ethan et Mavrick, des questions, préparées, ont permis d’entamer la conversation…mais bien vite, grâce à la facilité avec laquelle Taï-Marc Le Thanh s’est lancé dans l’explication de son travail, de ses sources d’inspiration, de ses projets, ce sont des questions spontanées qui ont fusé. Julia et Alice ont parlé de Las Vegas, ville mirage pour l’Elvis de l’album ; Mirabelle a regretté la fin tragique de Cyrano ; Maïa a avoué facilement se sentir embarquée par une histoire…et la conclusion en forme de point d’interrogation de Yeti a fait causer !!

En discussion !
Sous le regard de Mme Piriou !

Temps mis pour écrire, projet d’adaptation au cinéma : Mavrick et Maël ont voulu tout savoir. Taï-Marc LeThanh n’a pas été avare de précisions et a même amené les élèves à contempler les premières de couverture de ses ouvrages d’un oeil neuf en leur précisant que, graphiste de formation, il les réalisait lui-même en se servant de portraits de ses enfants ou même de sa femme, l’illustratrice Rebecca Dautremer. Le temps a passé bien vite et s’il faut retenir une ligne forte de cet échange, ce pourrait être l’invitation de Taï-Marc Le Thanh à écrire, à chanter, à dessiner, à suivre son « Yeti » intérieur !!

Taï-Marc et la fin de Cyrano !

Du prétoire à la salle de cinéma, la 4e C et le monde de la justice.

Le lundi 27 novembre, les élèves de Quatrième C se sont rendus à Saint-Brieuc dans le cadre d’une journée intégralement consacrée au thème de la Justice.

Cette sortie pédagogique répondait à un double objectif :

  • conclure une séquence de Français portant sur la représentation du monde judiciaire dans les récits réalistes du XIXe siècle.
  • préparer le chapitre du programme d’E.M.C sur le droit et la Justice.

Dans la matinée, les élèves, scindés en deux groupes, ont assisté à des audiences à juge unique dans la salle principale du palais de Justice de Saint-Brieuc. Les chefs d’inculpation se sont révélés très divers : ramassage illégal de coquilles Saint Jacques, agression sous l’emprise de l’alcool ou vol d’essence dans une station service par exemple. Les élèves ont donc entendu des interrogatoires et des plaidoiries variés.

Ils ont ensuite interprété les personnages d’un procès dans une salle d’audience annexe, généreusement mise à disposition par Mme Zucarelli. Il s’agissait pour eux de jouer le procès d’un personnage fictif né sous la plume de Maupassant. Les protagonistes de « La mère aux monstres », « Une vendetta » et « L’ivrogne » ont donc défilé devant la barre, jusqu’au délibéré, proposé par un jury d’élèves spectateurs.

L’après-midi était dévolu à la projection, dans une salle du club 6, du film « L’Hermine » de Christian Vincent. Le personnage principal, joué par Fabrice Luchini, est un juge inflexible, haï de ses pairs, qui se trouve confronté à une sordide affaire d’infanticide.

Le film, qui s’inscrit dans la tradition du cinéma social et réaliste, a le mérite de raconter la quasi-intégralité d’un procès, depuis le point du vue du président de séance mais aussi des jurés.

Du théâtre pour les 6D et les 3A !

Jeudi 5 novembre, les élèves des classes de 6D et 3A ont assisté, à la salle Mosaïque de Collinée, à une représentation de la pièce de théâtre « Murmures au fond des bois » donnée par la compagnie AK Entrepôt.

La pièce aborde de façon imagée (une partie de cache-cache en forêt) la question de l’individu, de sa place au sein d’un groupe, de son autonomie, de sa liberté d’agir et de se construire.

Cette sortie a permis aux élèves de rencontrer la scénographe et metteur en scène Laurance Henry avec laquelle ils auront la chance de travailler en classe, pendant les cours de français, de janvier à juin 2016.

Echappée culturelle#2

Jeudi 28 avril, deux classes de quatrième se sont rendues à Saint-Brieuc dans le cadre d’une sortie pédagogique. Le matin, les élèves ont assisté à la projection d’un film de fiction, « L’Hermine » de Christian Vincent, dont le personnage principal, président d’une cour d’assises réputé pour sa sévérité, doit examiner une affaire d’infanticide. Parmi les jurés figure une femme qu’il a jadis aimée et dont la présence pourrait infléchir la légendaire intransigeance du juge. Le film a le mérite d’exposer par le menu le déroulement d’un procès et la naissance d’une passion. Les élèves ont ainsi pu affiner leur connaissance des institutions judiciaires (programme d’EMC) et poursuivre le travail mené en Français sur l’expression du sentiment amoureux.

Capture du film
Le pique-nique

A l’issue du pique-nique, les classes se sont séparées pour prendre deux différents chemins. La classe de 4e D s’est rendue au musée d’Art et d’Histoire de Saint-Brieuc pour participer à un Atelier philo, lequel permet d’ aborder les collections autrement : si la traditionnelle déambulation reste incontournable, un temps est proposé aux élèves pour engager réflexions et débats sur des thématiques soulevées par les œuvres exposées. Ainsi, le groupe qui visitait la section d’histoire maritime s’est interrogé sur l’intérêt des voyages. Un autre groupe a observé les vitrines consacrées à l’agriculture bretonne tout en dissertant des vertus du travail collectif. D’autres élèves, placés face à des photos anciennes, se sont demandés s’il était nécessaire de connaître son histoire familiale. Conçu sous la forme d’un jeu avec cartes, bâton de parole et règles à respecter, cet atelier favorise la participation des élèves et les engage à réfléchir et échanger.

Brick-remontant-la-riviere-aquar
portrait famille

En parallèle, la classe de 4C s’est rendue à la galerie Raymond Hains de l’école des Beaux-arts pour profiter d’un parcours-atelier dans le cadre de l’exposition de Clémence Estève. Présentée comme une installation mêlant œuvres en 2 et 3 dimensions, cette exposition est pour les élèves une véritable immersion dans l’art contemporain. Outre la découverte d’une artiste et de sa démarche, outre la rencontre avec les œuvres, cette visite représente une assise pour les connaissances et pratiques menées en cours d’arts plastiques. Avec en bonus la possibilité de pratiquer dans des conditions idéales : dans un vaste espace lumineux qui a fait sensation, en effectif réduit, occasion pour les élèves de travailler dans de grandes dimensions et d’explorer le rapport de l’œuvre à l’espace.

L’atelier
Salle d’exposition

Elise Fontenaille accueillie chaleureusement par ses lecteurs

Deux classes de 4e du Collège François Lorant de Moncontour ont rencontré Jeudi 15 octobre après midi Elise Fontenaille, auteur qu’ils ont interviewée après avoir lu plusieurs de ses livres en classe, une quinzaine d’ouvrages différents ayant été mis à leur disposition.

Elise fontenaille avec ses lecteurs

Ils lui ont également présenté les différents travaux menés à partir de leurs lectures : abécédaires, valises de lecture, portraits chinois des livres…

Les 60 élèves après avoir présenté leurs travaux d’écriture, ont posé des questions sur l’origine des romans et sur sa manière d’écrire. « C’était très surprenant de connaître la personne qui est derrière ses livres », avoue un élève et « de découvrir une adulte qui reste proche de notre langage et de notre humour » .

Elise Fontenaille a réussi à faire partager son goût pour les voyages et sa passion pour l’écriture. Elle a également donné rendez-vous à tous ses lecteurs au salon du livre de Quessoy du 17 au 18 octobre.

En route pour les jeux paralympiques !

Le jeudi 5 septembre 2024, les élèves de 3e se rendront au stade de France pour assister à des épreuves des jeux paralympiques. Cette sortie exceptionnelle se prépare dès maintenant. Ainsi les élèves de 4e se sont intéressés à l’histoire des jeux et proposeront à la rentrée un magazine et des activités autour de ceux-ci.

En avant-première,dans le cadre du travail sur la presse, Nolann, Lizon et Margot de 4A vous invitent à lire leur interview de deux professeurs d’E.P.S, M. Renault et M. Hamel, sur les jeux paralympiques.

Le magazine final est à lire en cliquant sur le lien

Après cette très belle journée, nous serons de retour au collège entre 22h15 et 22h30 !

Vous pouvez retrouver quelques extraits de la session para athlétique en suivant ce lien :

https://tube-action-educative.apps.education.fr/c/florant_jop@tube-action-educative.apps.education.fr

ENQUETE A LA MAISON DE RETRAITE !

La classe de 6B a ouvert un nouveau chapitre du projet intergénérationnel mis en place cette année au collège en se rendant le vendredi 24 novembre à la Maison Saint-Thomas de Villeneuve afin d’y mener une petite « enquête métiers » !

C’est dans le cadre du Parcours Avenir, partie intégrante de la formation de tout collégien, que l’idée de cette rencontre à la maison de retraite a germé. Intéressant en effet de commencer par se pencher sur la vie et la carrière professionnelles de personnes âgées afin de se figurer au mieux ce que peut représenter pour elles le souvenir de ces longues années…surtout que la plupart avait commencé à travailler à 14 ans !

Les élèves étaient attendus par huit résidents pour des échanges sous forme de « tours de table » : trois élèves pour un résident, avec des questions préparées en vie de classe qui ont servi de base à la conversation.

L’intérêt de la formule, c’est que les 6B ont pu échanger à bâtons rompus avec leurs interlocuteurs parfois très diserts et aux profils très variés !

Discussion entre hommes !

Agricultrice, employé d’usine, chauffeur, militaire, entre autres, ont raconté leurs parcours. A la grande surprise des élèves, certains ont eu jusqu’à cinq vies professionnelles en une seule ! D’autres ont dit avoir été contraints d’embrasser telle ou telle carrière parce que la situation de famille en décidait : la guerre, la perte d’une maman, un handicap… ou le mariage ont ainsi fait varier le cap de leur vie ! Une vraie surprise, dans le casting pro du jour ? Un ancien clown Auguste, par ailleurs passionné de vélo, qui a parlé spectacle, maquillage, musique en présentant d’ailleurs son portfolio !!

Fier d’avoir été clown !

Une belle sortie, un bon esprit : une demi-heure prévue ? Une heure d’échange au final !! Même le repas de midi en a pris du retard !!

EVENEMENT THEATRAL : LES 6D ET 3A FONT LEUR SHOW !

Le mercredi 1 juin, au CAC de Moncontour, à 19h30, les élèves des classes de 6D et 3A ont interprété une pièce intitulée « Lys Martagon », écrite par Sylvain Levey et mise en scène par Laurance Henry, scénographe et directrice de la compagnie AK.Entrepôt.

le choeur

Pour mener à bien ce projet financé par la Communauté de communes de Moncontour et par le collège, les élèves ont travaillé sans relâche pendant cinq mois pendant les cours de français de madame Melscoët avec l’aide de Laurance Henry.

La pièce met face à face deux adolescents : Lys, jeune fille très bavarde, pleine de vie et dotée d’une très grande imagination ; Démétrio, jeune homme plutôt solitaire, peu dynamique et manquant de sociabilité. Il y a aussi une voix, supérieure et détentrice des secrets des personnages : c’est le Choeur.

Ce soir-là, tous les acteurs étaient vêtus de noir, avec un ruban rouge pour les filles incarnant Lys et un ruban bleu pour les garçons « Démétrio ». Ils ont pris place sur scène après une courte pièce proposée par des adultes de la maison Saint Thomas de Villeneuve. « Lys Martagon » a ainsi été présentée en deux parties : la première par les 6D ; la seconde par les 3A.

une partie de la troupe
et une autre partie des acteurs

Beaucoup d’élèves se sont sentis stressés avant d’entrer en scène, redoutant les trous de mémoire, mais tout s’est heureusement enchaîné dès le début du jeu ! Au final, tous se sont réjouis de leur prestation et ont reçu les félicitations de la scénographe, des professeurs présents et de leurs proches ! Quant au public, il a semblé tout à fait satisfait du spectacle qui lui a été présenté !

Cet article a été rédigé par les élèves de 6e D en cours de Français avec Mme Melscoet.

LA BAL(L)ADE de NOËL !

Quand le vent souffle, quand l’air est frais, quand les vacances de Noël approchent, tous les ingrédients semblent réunis pour prendre la route et aller donner de la voix, le temps d’une histoire et de quelques chansons… C’est ce qu’a fait une troupe vaillante sous la pluie battante : 45 élèves, majoritairement de 6e avec quelques appuis venus de 5e, se sont ainsi rendus ce jeudi 12 décembre à l’Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve. Ils y étaient attendus, par un public de résidents, venus nombreux, dans l’auditorium qui avait revêtu ses habits festifs de saison !

L’idée de cette sortie a germé doucement…et s’est concrétisée très rapidement ! Habitude est en effet prise depuis trois ans, dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, d’amener les élèves de 6e offrir un temps de lecture aux résidents de l’HSTV : ce moment partagé, qui participe évidemment à la construction du lien intergénérationnel, est aussi un excellent moyen pour les élèves de donner une dimension supplémentaire à l’exercice très scolaire de la lecture à voix haute, car le public a ses exigences ! De son côté, la chorale ne manque pas de proposer, lors de chaque fin d’année scolaire, un spectacle de qualité qui remporte l’enthousiasme de tous. Comme la chorale compte dans ses rangs nombre de recrues de 6e, le projet s’est dessiné… Pourquoi ne pas faire se rencontrer, se renforcer et s’enrichir, ces deux pratiques résolument ouvertes sur le partage, que sont lecture et chant choral ? C’est ainsi que l’escouade de lecteurs de Madame Melscoët a vu arriver le renfort de la chorale de Madame Morant ! A l’HSTV, les animatrices Katell Cornillet et Kristenn Sourdin ont d’emblée soutenu et permis la mise en place de ce temps fort. Les opérations ont commencé peu avant 14h au collège où la troupe, bonnets de Noël voire barbe de Santa Claus en prime, s’est mise en ordre de marche, au pas cadencé vu la météo… A l’HSTV, les élèves ont été accueillis dans un auditorium qui avait revêtu lui aussi ses habits de saison (au point qu’une certaine enseignante aurait bien voulu se fondre dans le décor…)

. Dans un premier temps, alors que s’effectuait l’arrivée, progressive, des résidents spectateurs, il a fallu prendre ses marques, tester sa voix, trouver sa place. Madame Morant a fait répéter quelques extraits de chansons, ce qui a donné l’occasion aux premières personnes installées d’avoir un avant-goût du programme et ce qui n’a en rien troublé nos artistes du jour ! Un coup de pression est néanmoins venu perturber l’espace d’un instant les lecteurs : soucieuse de donner à tous les résidents la possibilité de bien entendre ce qui allait être lu, Katell Cornillet a en effet tenu à ce que soit utilisé le micro. Certes, une première pour beaucoup mais, au final, pas la moindre difficulté !

Un accessoire à apprivoiser…
On répète !

Si vous demandez le programme, nous vous dirons que les 14 lecteurs se sont relayés pour conter l’histoire d’une maison de retraite répondant au doux nom d’ « Instant douceur » qui a bien failli courir au désastre lorsque la chocolaterie favorite de ses résidents a rencontré des difficultés : quand le chocolat et la gourmandise font mieux que les vitamines, on peut compter sur les ressources et l’énergie, et ce à tout âge !

Début de l’histoire…
Et… fin de l’histoire !

Ce récit a été scandé par 5 chansons, dont 4 appartenant au répertoire de la chorale pour son spectacle en préparation…Ce fut donc pour les choristes la première occasion de donner à entendre un échantillon de ce que recèlera sa prestation du mois de juin : un grand vent (de saison !) et de Bretagne a donc soufflé sur l’auditorium puisque le répertoire proposé puisait ses titres chez Tri Yann, avec notamment « Guerre guerre, Vente vent », « Le mariage insolite de Marie la Bretonne » ou le célèbre « Tan tan dir ha tan » !

Un public attentif

Pour le final, les voix des lecteurs et des choristes se sont unies pour entonner « Un air de banjo », qui a d’ailleurs été bissé. Les élèves ont été chaleureusement applaudis et portés par la voix de stentor d’un résident qui a donné à plaisir dans le « Hip hip hip…Hourra ! »

Sur « Un air de banjo »…
Les baladins au complet !

Que serait une sortie par grand vent sans goûter revigorant ? La récompense attendue fut savourée sans vergogne par le groupe. Il est à noter que certaines élèves ont eu à cœur, de façon spontanée, de se rendre auprès des résidents afin d’échanger quelques mots sur le spectacle, en toute simplicité. Encore fallait-il l’oser, le faire, et avec le sourire !! Un beau moment, en tout cas, qui a manifestement plu aux participants et qui donne aux enseignantes l’envie de redonner de la voix, à la première occasion !!

Goûter de Noël !
Au comptoir, pas de vin chaud !

La dictée, un plaisir partagé…de 11 à 101 ans !!

Dire qu’il aura fallu s’atteler à une dictée le jour même des vacances de Pâques ! … Cri de désespoir des malheureux élèves concernés ? Bien au contraire : les onze élèves de 6B qui ont fait le déplacement jusqu’à l’Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve vous diront qu’ils ont composé avec 15 résidents sachant manier la plume pour prouver que l’orthographe ne prend pas une ride !

Copie parfaite !!

L’idée avait jailli voici quelques semaines, lancée par Katell Cornillet, animatrice culturelle à l’HSTV : pourquoi ne pas associer des élèves à la dictée proposée rituellement aux résidents le dernier vendredi avant chaque période de vacances ? Sitôt proposé, sitôt accepté ! C’est ainsi que la classe de 6B s’est retrouvée engagée, évidemment sans son consentement (!), dans un travail correspondant pleinement aux exigences du programme de français, au chapitre « Maîtrise de la langue » ! En raison des conditions sanitaires, il a quand même fallu s’organiser : impossible en effet d’emmener toute la classe. C’est le tirage au sort qui a permis de désigner ceux qui se rendraient à l’HSTV afin de rivaliser d’astuce orthographique avec les résidents. Quant aux autres, ils ont reçu pour mission d’inventer le texte qui serait proposé en dictée. Pas si simple, quoi qu’on en pense ! Cela a donné lieu pour ces apprentis professeurs à une séance de français en plein air, bien à l’écart du reste de la classe. Le cadre et le soleil ont certainement œuvré car le thème choisi pour la dictée fut celui du printemps. C’est ainsi qu’a vu le jour un texte de longueur raisonnable, intitulé de façon prometteuse : « Le printemps des élèves ». Fin de la première étape !!

Le vendredi 8 avril, à 10h40, sous bonne escorte (Monsieur Cottet) et pluie battante (sans commentaires…), la cohorte de 6B, avec son enseignante de français, a pris le chemin de l’HSTV où elle a été accueillie par Katell Cornillet et conduite dans la salle des fêtes. Grosse ambiance et play-list ad hoc pour faire patienter les résidents : Sheila et son « Sacré Charlemagne » n’ont eux non plus (décidément) pas pris une ride..! Salle de classe reconstituée, avec table prévue pour binômes « élève/résident ». Distribution des copies lignées pour les élèves du jour ; enfilage de la blouse (à carreaux..!) pour la maîtresse qui aurait bien préféré s’en passer mais qui remercie au passage ses 6B pour n’avoir pas (osé ?) émettre un quelconque jugement esthétique… Difficile de commencer à dicter car, immédiatement, les questions fusent : « Si on fait plus de 5 fautes, c’est éliminatoire ? » (un résident) ; « si je n’ai pas mon effaceur, je fais comment ? » (un 6B) ; « Vous parlerez fort ? », « vous répèterez ? », « Il faut écrire la ponctuation ? », « y a un titre ? » …. Bref, on parvient à démarrer, après avoir obtenu que Monsieur Cottet fasse aussi la dictée. Non mais.

Très attentifs aux consignes !

Difficile ? Pas difficile ? Pièges ?… A-t-on entendu « les arbres bourgeonnent » ou « les arbres bourdonnent » ?…« exténués » ou « éternuer » ?…« regain », quesako ?!… Difficile aussi pour la maîtresse de maintenir le calme tant les participants sont tentés de bavarder, de réfléchir à voix haute, de faire répéter, de commenter…et c’est sans compter ces fauteuses de trouble éhontées d’animatrices qui se plaisent à faire voler des avions en papier ! Une chance, la bonne vieille règle en bois conserve un certain petit effet apaisant lorsque l’on rappelle que les coups sur les doigts, ça s’est déjà vu !!

Salle de classe hors normes !

Ouf, le temps de dictée se clôt sur l’expression « leurs gentils voisins », pour laquelle on accepte le singulier ou bien le pluriel ! Voici venir la correction ! A l’oral pour les mots évidents, que l’on fait épeler par mesure de précaution ; au tableau, et au feutre rouge, pour les éventuelles difficultés. Ah, la belle occasion de faire rappeler les règles et trucs imparables qui font les champions en orthographe : « quand deux verbes se suivent, le deuxième est à l’infinitif » ou encore "c’est à avec accent parce qu’on ne peut pas dire avait" ! Rien à dire de la participation : collégiens et résidents sont au taquet !!

Evidemment du rouge pour corriger !

On compte ses erreurs, on fait vérifier par le voisin ou la voisine de table, on appelle parfois la maîtresse (ça fait du bien de servir à quelque chose !!) et on lève la main pour signaler qu’on a fait moins que les cinq erreurs fatidiques !! Bons élèves comme moins bons sont bien répartis : collégiens et résidents ont leurs « premiers de la classe » !!

Quand Céleste et Suzanne se creusent les méninges ..!
Un binôme au taquet !

On laisse de côté les bonnets d’âne : inutile car tout le monde a participé de bon cœur et avec belle humeur ! Évidemment hors concours, la copie évaluée « zéro faute » de Monsieur Cottet (qui n’a même pas écorché le mot « pâquerettes » !..), corrigée par une Louane de 6B écœurée devant une telle « très bonne maîtrise » ! C’est qu’on n’est pas chef par hasard ! Ce qui est certain, c’est que les 6B ont su faire jouer avec enthousiasme, bienveillance et politesse la compétence « vivre ensemble » et ne demanderont pas mieux que de revenir pour une autre dictée. Avec en prime le câlin à Peps, la chienne mascotte de l’HSTV, venue les saluer à leur sortie !!

Le latin ? Si si : il existe encore !!!

A l’heure des Portes Ouvertes au collège de Moncontour, pourquoi ne pas y r(e)-découvrir l’existence des LCA ?

Par besoin d’être archéologue pour cela : l’option dite LCA (Langues et Cultures de l’Antiquité), proposée aux élèves en 4e et en 3e, est bien vivace et recrute plus que jamais pour découvrir le latin…et même un peu de grec si affinités !

Finies les austères déclinaisons, place aux liens avec la Culture G ! La langue oui, mais pour en montrer les résonances en français !

N’hésitez pas à consulter le site crée pour la section LCA par un actuel latiniste de 4e : le lien figure ci-dessous. ⇒ Vous y trouverez les punchlines du moment mais aussi des productions écrites, dessins, diaporama, vidéos illustrant quelques projets réalisés ces deux dernières années afin de constater que le latin, ça bouge encore bien !!

Lectures en balade !

C’est l’automne….les feuilles s’envolent et les pages des livres se partagent à tous les vents ! C’est ainsi qu’en cette dernière semaine de cours, deux groupes de lecteurs de 6e, dans le cadre de l’AP Lecture, ont eu le plaisir de renouer avec les lectures offertes, pour l’un à l’école La Fleur des Prés, pour l’autre, à la Maison de Moncontour. Dans les deux cas, un bel investissement et beaucoup d’enthousiasme !

Dès ce mardi 18, cap sur la classe de Mme Chartier, en CM, à l’école La fleur des Prés. Certains de nos collégiens sont en terrain connu et sont ravis de retrouver leurs anciens bancs. Pour tous, c’est de toute façon une énergie débordante et le point d’orgue de fructueuses séances de préparation menées avec le précieux concours de Mme Piriou, ravie de faire connaître son CDI aux élèves de primaire. En binôme ou en solo, les 10 lecteurs du jour ont su donner voix aux textes facétieux de Bernard Friot et captiver un public très à l’écoute. Entre les chutes de pot de fleurs, les usages détournés de livres, les douleurs digestives d’un ogre ou les déclarations d’amour d’un soupirant tenace, les anecdotes ont fait mouche ! Cerise sur le gâteau, Mme Piriou a apporté aux CM un copieux sac de livres, choisis par le groupe de lecteurs dans le fonds du CDI : un prêt pour quelques semaines…et la promesse de quelques comptes-rendus lors d’une prochaine rencontre !

Les premières à se lancer !
On ose le solo !
Mme Piriou présente ses livres !

S’il est aisé de comprendre qu’entre CM et 6es, il y avait fort à dire et qu’il fut difficile de se séparer, cela peut de prime abord paraitre moins évident en ce qui concerne les participants de la seconde rencontre…. Bien au contraire !!

Partis d’un bon pied, à 14h00, ce jeudi 20, le second groupe d’AP lecture a pris la direction du « Bar » de la Maison de Moncontour où l’attendait une fine équipe de résidents, tous ravis d’accueillir enfin de nouveau de jeunes lecteurs, après ces deux années scolaires de restriction sanitaire. Pour eux, nos collégiens ont donné à entendre deux contes contemporains : « Le diamant et la goutte de rosée » et « Carotte, œuf ou café face à l’adversité ? ». Public exigeant en terme de volume sonore, les résidents n’ont pourtant pas manqué de valoriser les efforts des jeunes lecteurs et l’échange informel qui s’est instauré après le temps de lecture a su le prouver ! Montre en main, autant de causerie à bâtons rompus que de lecture…pour le plaisir manifeste de tous : Fables de La Fontaine, vie au collège, petites saillies féministes… échange éclectique ! De fait, comme toujours, le retour au collège se fait sur la promesse d’une prochaine visite !

Le diamant et la goutte de rosée…
Carotte, oeuf ou café…

Verdict de la semaine ?!…La lecture en balade, ça fait un bien fou !!

Les 3e à la rencontre d’une expo itinérante…

Belle aubaine pour les élèves de 3e… Pas seulement celle de bénéficier d’une météo fort agréable pour effectuer une balade ! Mais surtout celle de pouvoir mettre à profit ce temps clément pour sortir du collège afin d’aller à la rencontre d’une exposition itinérante présentant 22 portraits de personnes réfugiées ou demandeurs d’asile, dont l’un des points communs est d’avoir fait escale, au cours de leur périple singulier et poignant, en Bretagne …et à Lamballe. Un déplacement hors les murs pour aller découvrir les parcours édifiants de migrants…

Entrée en matière !

Après l’espace de la MJC de Lamballe, c’est à Moncontour, dans un lieu évidemment très symbolique puisqu’il s’agit du Jardin de l’Europe, que s’est installée la semaine dernière, et pour tout le mois d’octobre, l’exposition Miroirs, Notre histoire.

Un lieu forcément symbolique…

A l’origine du projet, Audrey Marville, une designer dont la pratique s’est orientée voici plusieurs années vers les thèmes des flux migratoires et de l’engagement auprès des migrants. Ses actions de bénévolat l’amènent à rencontrer, à aider, à entendre et à souhaiter donner lisibilité aux parcours chaotiques des demandeurs d’asile qu’elle côtoie. Elle met ainsi son crayon aux services de ces visages si peu visibles, d’ordinaire. Or, le programme de français de la classe de 3e fait la part belle aux récits de vie, aux récits de guerre…, à l’autobiographie. Que dire de soi, comment le dire ? Comment raconter la douleur, l’exil ?… Le thème est ardu, parfois difficile d’accès, pour les élèves. Les seules lectures ne sont pas nécessairement parlantes.

Un espace d’exposition original

C’est de ce fait peu dire que la présence de cette exposition est une matière première de choix pour offrir une autre approche. Les 22 panneaux exposés, 19 hommes et 3 femmes, ne lésinent pas sur l’aspect textuel : la matière est dense, nourrie en détails concrets. Toutefois, les dessins qui animent, qui donnent corps à chaque vie, sont une voie d’accès imparable : ils attirent l’œil, marquant toujours ça ou là un détail d’une pointe de couleur ; ils soulignent certains aspects narrés dans le texte : une attitude, une rencontre amicale, la présence de la famille…Et, élément de poids : ce sont des portraits d’aujourd’hui, pas des récits datés…

Binômes en plein travail

Ce sont, ce mardi, les élèves de 3B, qui ont les premiers fait l’expérience de ce cours hors normes : étonnement devant cette galerie de visages, questionnement devant certains mots immédiatement repérés et perçus comme difficiles mais décisifs : qu’est-ce qu’une « ethnie » ? Que veut dire « xénophobie » ? On s’arrête sur des notions pas si connues : « le 115 ? » …Et cela conduit à se renseigner…Afin de faciliter la lecture de chacun, de la rendre plus efficace, on a en main une fiche guide qui donne des axes et des perspectives ultérieures d’écriture. On prend son temps, on se pose : le lieu est propice !

Annexe médiévale de la salle de cours !
L’une lit de très près…
L’autre aussi !
Mme Grain très concentrée…

Car de leur cheminement au coeur de cette exposition itinérante, les 3es vont devoir tirer matière à réflexion : en quoi l’écriture de soi, sous forme autobiographique ou biographique, permet-elle d’avancer, sans rien oublier, surtout pas son humanité ? Reconnaissons-le : face à un sujet aussi sérieux, les 3B ont su rester concentrés…même le papillon venu en visite ne s’y est pas trompé !

Travailler en toute situation !

Les 3es ? Une grande famille !!

On aime à proposer des projets sur un niveau entier, histoire d’offrir aux élèves un engagement pédagogique commun…Alors quand il est possible de les fédérer sur un projet collectif qui les amène à donner vie à une seule et même famille, on signe !

LIVRET DE FAMILLE est un projet proposé cette année à nos quatre classes de 3e grâce à une fructueuse collaboration avec Raphaëlle Garnier de la Compagnie Nid de Coucou. Le pitch ? Donner vie à une famille dont on suivra l’évolution sur l’ensemble du XXe siècle. Donner vie aux membres de cette famille donc…et suivre les événements majeurs qui auront jalonné leurs existences. Comment les suivre ? Mais en ouvrant leur correspondance bien sûr ! Et voici nos quatre classes plongées dans l’écriture, par groupe, de lettres émanant d’un certain nombre des membres de leur famille de fiction. Mais quelle famille ??….Celle des Le Kermarrec, famille de Moncontour, bien ancrée dans la vie locale et dans les enjeux des époques successives. Comment est alors née cette famille ? Au gré des séances de travail, classe par classe, afin de déterminer quels membres de la famille allaient être portés par telle classe ou telle autre, sachant que par commodité logistique, les quatre enseignants de lettres engagés dans ce projet, Mesdames Decriem, Grain et Melscoët ainsi que Monsieur Cueff, s’étaient déjà mis d’accord sur la période historique qui allait leur incomber. Aux 3B, le début du siècle et la Première Guerre Mondiale ; aux 3D, les années Trente et les conflits sociaux ; aux 3A, la Seconde Guerre mondiale ; aux 3C, les années Soixante-dix et la question de l’émancipation féminine. Ainsi, chaque classe a donné vie à cinq personnages de la famille Le Kermarrec…et il s’agissait de se tenir informé de ce que faisaient les autres car on devait évidemment retrouver des figures communes au fil des travaux : en effet, ce jeune homme des années 20 n’est-il pas devenu ce vieillard marqué par les ans dans la décennie des 70’s ?…et ce garçon touchant, est-ce réellement cet homme désabusé à la vie lourde d’outrances en tout genre ?!… Eh oui ! C’est qu’il en a fallu des raccords pour éviter les incohérences de parcours et de profil ! Une fois les personnages bien campés, on les a fait échanger, époque par époque, sur un sujet nodal de l’actualité familiale du moment : mariage, guerres, engagement dans la Résistance, trahison, difficultés économiques, enfant caché, homophobie… Qu’elle fut lourde, la correspondance !

Les 3C en écriture !
Une lettre made in 3C !

Et pour tout cerner de leurs personnages, certains n’ont pas hésité à prendre le crayon pour leur tirer le portrait !

Dessins made in 3B !

Et Raphaëlle Garnier alors ? C’est là le plaisir de ce type de projet : rencontrer des professionnels qui savent mettre leur art au service des apprentissages des élèves ! Avec elle en effet, les groupes/personnages ont tous eu l’opportunité, au cours de deux séances de travail de captation, réparties sur la semaine du 27 février au 3 mars, non seulement de mettre en voix leur lettre mais aussi de proposer des bruitages afin de créer pour chaque missive une ambiance sonore ! En amont, les élèves ont de ce fait dû s’interroger en équipe sur ce qu’ils voulaient faire passer comme intentions, émotions, atmosphère…Qui de penser au manège près d’une fête foraine, qui à une calèche allégrement tirée par des chevaux, qui encore au roulement d’un train ou mieux.. à une conversation de comptoir ?!

Un groupe au travail !
En solo pour lire !!

Et la finalité, ça s’arrête là ? Eh bien non : au-delà du travail déjà fourni et de l’investissement réel de chaque classe pour tenir les délais ou pour oser la mise en voix, les élèves auront le plaisir de découvrir leurs lettres au cœur d’un prochain spectacle monté par la Compagnie Nid de Coucou ! Entendre ses mots dits par des artistes, voilà une jolie récompense pour un projet collectif et riche, très apprécié des élèves !

LES 3EMES ET LE SPECTACLE (SUR-)VIVANT !

Déplacement massif à la salle Mosaïque de Collinée pour tout le niveau troisième ce jeudi 24 janvier ! Objectif : assister à la représentation, par le Théâtre du Totem, de la pièce de Denise Bonal, Honorée par un petit monument. Inspirée d’un fait divers réel survenu en Italie dans les années 70, l’intrigue présente un jeune homme de 23 ans, Antoine, qui vient d’être amputé de sa jambe droite à la suite d’un accident du travail. Comment rester vivant quand, selon le mot d’Antoine, « tout est changé » ? La pièce ouvre des pistes de réflexion, sans jamais verser dans la noirceur que l’on pourrait redouter…

A l’affiche

« Dénoncer les travers de la société », « Se raconter, se représenter » : deux thèmes d’étude au programme en classe de 3e. Évidemment, le handicap prend pleinement sa place dans pareille réflexion et le théâtre est un parfait vecteur pour donner corps à ce qui pourrait, en classe, ne rester que théorique. Parlant de ses choix, le Théâtre du Totem explique vouloir explorer et questionner des « sujets forts »’… : mettre en scène le réveil post-opératoire d’un jeune amputé d’un vingtaine d’années, voilà qui donne forcément matière à se projeter lorsque l’on a 15 ans…

Pour se projeter, rien de tel qu’une mise en condition efficace : elle a eu lieu dès l’arrivée des élèves, reçus dans le hall d’entrée de la salle Mosaïque par le comédien -et directeur de la troupe- Christophe Duffay : « Qu’est-ce qu’être un bon spectateur ? ». Question qui obtient immédiatement réponse : « Ne pas parler ». Bien vu… A cet élément primordial s’ajoutent d’autres recommandations d’usage ; l’essentiel étant de comprendre que « spectacle vivant » dit « comédiens » et donc respect dû au travail présenté sur scène. Et quand on entre dans la salle, c’est déjà entrer dans le spectacle…

Mot d’accueil et mise en condition
Chacun cherche sa place

Noir dans la salle et blanc acier/acide sur scène : une chambre d’hôpital. Antoine s’y réveille, il vient d’être amputé : un accident sur son lieu de travail le prive d’une partie de lui. Désespoir, déni : se « reconstruire » ?? Comment ?? Pour Antoine, pas d’alternative : l’hôpital doit lui restituer ce qu’il lui a retiré ! Et Antoine de se mettre en tête de récupérer sa jambe, ce « lui » dont il ne s’imagine pas privé. Et de vouloir…l’enterrer, avec toute la pompe requise, afin que cette jambe soit « honorée par un petit monument » et qu’il puisse plus tard être complet dans la mort (« C’est moins définitif qu’un enterrement entier » souligne d’ailleurs l’un des autres personnages). De jeux de mots en crises violentes, de fous rires en altercations terribles, la pièce se déploie et parvient, en 1h25 environ, à condenser trois ou quatre mois d’hospitalisation. Le temps du parcours, le temps du cheminement intérieur, le temps de la résilience.

Mère et fils : communication difficile…

Aux côtés d’Antoine, sa mère, perdue dans sa propre souffrance : « je ne te retrouve plus » dit-elle à son fils qui lui explique son projet inouï ; une infirmière, rompue à tout et maniant le thermomètre aussi bien que les mots, interlocutrice « qui ne (lui) a jamais menti » ; Hélène, jeune aide-soignante du même âge que lui, débarquée de son Aveyron natal sur fond de crise avec sa mère et qui porte, elle aussi, un deuil : celui de son père, mort il y a pourtant longtemps de cela. Dans la chambre, un voisin de lit, « le vieux » : fantasque et blagueur (« C’est un hôpital où on ne s’ennuie pas ! » assure-t-il lorsqu’il assiste à la scène où Antoine accueille sa mère, la jambe amputée remise à sa place, sur le lit !). Amoureux comme au premier jour de sa défunte épouse Marguerite, il sait aussi se faire la voix du temps qui file et qui sait renifler la sagesse où elle se trouve tapie (« Votre fils, je voudrais l’avoir comme père » déclare-t-il gravement à la mère d’Antoine, dépassée par la situation). Passe aussi sur scène le commercial d’une maison de pompes funèbres, la Maison Robillard : flairant le client, bassement opportuniste au point de distribuer les plaquettes publicitaires de son entreprise, il recule devant la demande d’Antoine : « l’honneur » de sa maison pourrait-elle se risquer à réaliser des faire-part annonçant l’inhumation d’une jambe ? Et même s’il se gargarise en soulignant qu’« un bel enterrement, c’est la signature de la vie », il file et se défile.

Mère vs fils : à chacun sa douleur…
Vendeur de cercueils au pied du lit !!

Rêves, cauchemars atroces, discussions gentiment grivoises, flirt badin avec la belle Hélène, échanges houleux et douloureux avec sa mère : Antoine avance, malgré tout, malgré lui. S’il s’écrie au départ : « Je vivrai en pointillés », il reconnait ensuite qu’il voulait avant tout « être nécessaire ». Reste à déterminer comme il pourra continuer à l’être.

Blouses blanches pour cauchemar rouge

Les élèves ont su faire preuve d’une belle qualité d’écoute tout au long de la représentation et c’est tout naturellement que la discussion s’est amorcée en bord de scène, avec les comédiens revenus après les saluts.

Salut final
Un échange constructif

Chloé s’est interrogée sur le temps nécessaire à la création d’un tel spectacle. Zoé voulait savoir si un fait réel était bien à l’origine de la pièce. Nils est intervenu pour s’étonner des aspects parfois caricaturaux des personnages et pour commenter la scène de cauchemar, forte de son effet « Massacre à la tronçonneuse » ! Charlotte qui posait la question du message exact véhiculé par la pièce s’est vu retourner sa question…à laquelle elle a très aisément donné réponse : « avancer dans la vie, quand même. » Rosalie, pour sa part, est revenue sur la distribution : « Pour choisir vos rôles, vous aviez un personnage préféré ? ». Question jugée pertinente par Laurence Colin, « l’infirmière » et Zouliha Magri, « la mère », qui ont hésité un moment avant de se fixer sur leur personnage définitif : mère ou infirmière ? Deux figures incontournables auprès du jeune Antoine, deux manières de se coller au réel…et de le retrouver.

Reste désormais à réinvestir pleinement cette expérience en classe, par le biais de restitutions et lectures variées : un réseau d’ouvrages sur le thème du handicap, de la maladie et de la différence circule depuis déjà plusieurs mois entre les quatre classes.

Réseau de lecture

Apprendre à lire, apprendre à être ? Laissons le dernier mot à Antoine : " Il y a des hommes, en ce moment qui se dirigent vers la mer… Je suis loin derrière, mais pour le moment, il faut que j’apprenne à marcher… à marcher… à marcher… Comme un qui commence… »

Page spécifique consacrée à la pièce : HONORÉE PAR UN PETIT MONUMENT https://www.theatredutotem.com/honoree-par-un-petit-monument

Les 4A buzzent contre le sexisme

Au second trimestre, les élèves de 4A se sont munis des tablettes et de leur créativité pour lutter contre le sexisme. Le 22 mars, une des 5 vidéos réalisées : « L’élection présidentielle » a été envoyée pour représenter la classe au concours national : « Buzzons contre le sexisme ».

Les 4D disent : « STOP aux discriminations » avec l’UFFEJ

Pendant 2 mois, lors des cours de français du mercredi, les élèves de 4D ont réalisé avec l’aide de l’UFFEJ des spots pour dénoncer les discriminations

Images de tournages, témoignages… Venez découvrir les projets des jeunes acteurs-réalisateurs de 4D !

Pour voir les spots des 4D, suivez le lien : https://vimeo.com/uffejbretagne

LES 6B ET 6E POSENT UN NOUVEAU REGARD SUR LES HANDICAPS VISUELS !

Dans le cadre de la semaine des préventions, les élèves des classes de 6B et 6E ont pu bénéficier, le jeudi 19 avril, d’une rencontre-atelier sur le thème des handicaps visuels : ce projet a été porté par Maxence Lesprit qui, parallèlement à ses fonctions à la Vie scolaire du Collège, travaille à Lamballe au sein de la structure Bel Horizon. Créée en 2013, celle-ci accueille des personnes atteintes de handicaps visuels à des degrés divers et leur offre des conditions d’optimisation de leur autonomie. Trois résidents ont accepté l’invitation de Maxence et sont ainsi venus au collège parler de leur vécu. Cet échange s’est doublé d’un atelier pratique tout à fait édifiant et les travaux d’élèves répercutent déjà cette expérience !

Le cahier d’Aodren

« Aveugle », « non-voyant », « malvoyant »…les termes déjà posent question et il est n’est pas aisé de poser le mot juste sur chaque situation. Autant dire que beaucoup de choses étaient à dire sur un créneau (15-17h) que beaucoup ont estimé bien court ! Maxence avait bien fait les choses en conviant au collège trois résidents, Fabrice, Stéphane et Kenny et trois professionnelles, Véronique accompagnée d’un duo d’Angélique (!) de choc. Tous côtoient Maxence au Bel Horizon, dans le cadre plus large de l’association « Voir ensemble » qui œuvre sur l’ensemble du territoire national. Pour les élèves, trois temps très différents se sont succédés : un échange avec les invités du jour, un atelier « remplir un verre d’eau » et une découverte des techniques de guide et manipulation de la canne. Pour l’échange, les élèves avaient préparé des questions devant lesquelles les résidents ne se sont pas défilés et que les professionnelles ont toujours su relayer et relancer : handicap de naissance ou venu plus tardivement ? réaction de la famille à l’annonce du handicap ? difficultés au quotidien ? comment tenter de compenser le handicap ? Kenny a ainsi évoqué sa mère et sa réaction instinctive : « mais pourquoi ça tombe sur nous ? ». Il a souligné qu’il s’agissait chez elle de la peur de ce qu’il pourrait advenir dans la vie pour lui, son fils…

Les 6E à l’écoute.

Fabrice et Stéphane ont parlé de leur expérience et équipement personnels. Ainsi, Fabrice a présenté son « Victor », un lecteur de livres audio très performant destiné aux déficients visuels. Stéphane, quant à lui, a fait montre de sa parfaite maîtrise du braille, qui est un système d’écriture tactile à points saillants (c’est-à-dire en relief !), à l’usage des personnes aveugles ou fortement malvoyantes. De fait, il s’est livré à une véritable démonstration, dans la mesure où il avait apporté sa machine à écrire, une Perkins d’origine américaine, comportant 6 touches grâce auxquelles on peut taper tout l’alphabet braille. Cet apprentissage lui a pris 10 bonnes années ! Devant les élèves, il a donc tapé l’alphabet et quelques phrases simples. De plus, avec l’aide de Maxence, il avait préparé une étiquette portant le prénom de chacun ! Là encore, les questions pratiques n’ont pas manqué : dans quel sens faut-il lire ? comment fait-on les majuscules ? où est la barre d’espace ? comment remet-on la feuille en place ? comment fait-on pour effacer (avec le pouce, on appuie sur les reliefs erronés) comment fait-on les accents (surtout les trémas, mais là c’est madame Melscoët qui a demandé !!) ?

Stéphane et sa Perkins

Côte atelier pratique, la salle 21 servait de camp de base ! Maxence y réunissait d’abord les élèves, par classe, afin de présenter quelques accessoires (canne, bandeau, ballon de torball -sport collectif destiné aux personnes déficientes visuelles mais aussi ouverte aux valides, pratiqué par certains lors de leurs TAP en classes primaires !!) et de mettre en place les deux activités « test ». En premier lieu, celle de se servir un verre d’eau. Banal a priori…mais les yeux bandés et sans aide, cela s’avère rapidement complexe….et aura nécessité un apport sans cesse renouvelé en lingettes, essuie-tout et autres mouchoirs tout au long des tentatives, afin d’éviter de donner à la salle 21 de faux airs de piscine mal entretenue !!

Service réussi sans dégât pour Tugdual !!

Maxence a proposé aux élèves de manipuler la fameuse canne, si impressionnante de par ses dimensions…et de par la présence d’une boule à son extrémité : mais pour quoi faire ? Elle permet tout simplement de repérer plus vite et plus finement les obstacles, de les identifier.

Maxence présente l’utilisation de la canne.

Mais comme tout apprentissage, il ne se fait pas sans une solide technique, qui nécessite de bons maîtres !!

Se déplacer avec une canne, ça s’apprend !

Certains s’y sont essayés en fil indienne…

Kilian, prudent, tâte le terrain…

…d’autres avaient déjà une allure plus personnelle !!

Technique de Devrig !!

Maxence a également expliqué les règles de la technique de guide, qui permet à un valide conduire une personne aveugle : se tenir un pas en devant cette personne et l’inviter à vous saisir le bras comme à l’aide d’une pince puis se déplacer en n’omettant rien des obstacles ni des changements de nature des sols ou des lieux…

Etrange procession de 6B !

Pour pratiquer, les élèves avaient constitué des binômes et quand l’un se banderait les yeux, l’autre aurait la responsabilité de le guider. Tâche ardue où la confiance est primordiale !

Nolann, ça va… mais Alexis hésite !!

Pour s’exercer, les binômes constitués sont descendus sur la cour et on fait l’expérience des diverses difficultés de parcours -insoupçonnées lorsque l’on voit !- qu’elle présente. Se faire une montagne d’une simple bordure de trottoir ? Oui, si on ne sait pas qu’elle se trouve devant nous…d’où l’importance d’avoir quelqu’un de vigilant pour signaler l’obstacle et la manière de le franchir.

Célia face au trottoir…

La montée ou la descente d’une volée de marches n’a rien non plus d’une évidence…

Kilian et Loïc (qui ne triche pas !) très concentrés sur le sol…

Il convient de préciser qu’avec la permission de monsieur Pinzan, un groupe de 6B a eu la possibilité de s’exercer en terrain encore plus ardu : derrière le bâtiment administratif, les élèves ont en effet non seulement croisé les incontournables bordures de trottoirs, mais aussi une pelouse au relief parfois accidenté -taupinières aidant, des emplacements pour vélos et des poteaux de fil à linge…Même les casse-cou habituels ont eu quelques surprises…frappantes !!

Mathéo évite de peu le garage à vélo !!
Aodren cumule les handicaps !!!

Une chose est sûre -et en dépit de ce que certaines photos pourraient laisser supposer !!-, chacun est reparti en un seul morceau et surtout évidemment ravi de ses expériences et de la rencontre ! Le constat, double, a été unanime : résidents et professionnelles ouverts et disponibles ; temps de pratique qui auraient mérité d’être allongés ! Un réel succès pour cette première expérience du genre au collège, qui a des chances de se voir reconduite dans les meilleurs délais, plus que jamais sous l’égide de Maxence !

Les collégiens relèvent le défi de la dictée du Tour

Si la sixième étape du Tour de France 2018 partira de Brest en direction de Mûr de Bretagne, la dictée du Tour s’est elle déroulée vendredi 30 mars au collège François Lorant pour les 241 élèves de 6e et de 5e !

Paul Recoursé est venu lire la dictée du Tour aux élèves du collège

Cette dictée proposée par les organisateurs du Tour de France en partenariat avec le département des Côtes d’Armor a été l’occasion de travailler l’histoire de cet événement sportif et le vocabulaire. « Dès que l’on parle vélo, VTT ou BMX, les jeunes s’intéressent. Nombre d’entre eux pratiquent seuls ou en club. L’événement est donc l’occasion d’acquérir du vocabulaire » confie Aymeric Cueff, professeur de Français au collège.

Pour l’occasion, le collège a reçu Natacha André, en charge de l’organisation de cette opération au département et Paul Recoursé, Président de la Société des amis de Louis Guilloux. Cet homme de lettres, retraité de l’enseignement et ancien formateur à l’IUFM, a répondu avec plaisir à l’invitation du président Alain Cadec pour venir lire la dictée aux collégiens de Moncontour.

A 11h30, les dix classes de 6e et de 5e ont relevé le défi. Même s’il n’y a pas de notation traditionnelle attendue, chaque élève s’est concentré pour rédiger ce texte de 100 mots tiré d’un article du journal Ouest France. L’élève du collège qui aura le mieux réussi l’exercice, pourra rejoindre l’arrivée du Tour de France le 12 juillet

LIAISON ECOLE-COLLEGE : LE COURANT PASSE !

Vous le saviez depuis l’an passé, l’école de Saint-Glen sait cuisiner les 6es ! Eh bien cette fois, loin de les laisser macérer dans le jus de la salade de contes (allez donc lire nos archives !!), les CM2 de madame Gouëlo ont su électriser nos collégiens…et failli allumer le feu en salle 13 !!! Retour sur une expérience à haute tension !!

Montage en série…

Chaque année, la venue des élèves de CM2 au collège pour une journée de découverte permet à la liaison école-collège de s’exprimer au travers d’activités partagées et préparées en amont au sein de chaque classe concernée. Habitude a été prise, pour ce qui relève du français, d’échanger sur le monde du livre, de la lecture, du plaisir des mots en général. De ce fait, le 29 mars dernier, les classes de 6e ont proposé à leurs invités du jour de réaliser des livrets-haïkus sur le thème des saisons avec monsieur Prat, de découvrir des livres-objets présentant l’histoire de Marie des Grenouilles avec madame Decriem

Marie des Grenouilles

ou bien encore de s’adonner au speed-booking chez madame Melscoët.

Speed-booking

En retour, les CM2 ont donné à entendre des restitutions de lecture, en variant les modalités : résumés, boîtes de lecture, lectures préparées, saynètes…

Boîte de lecture
Les chats de M-H Delval

Et… idée lumineuse de l’école de Saint-Glen : un jeu multi-supports qui a une fois encore suscité l’adhésion des collégiens testeurs !!!

Tableau électrique

Il fallait se lancer, sans se laisser impressionner par le matériel mis à notre disposition par nos collègues électriciens : une énorme housse dont la noirceur allait contraster avec l’activité hautement éclairante qu’elle contenait, de multiples boîtes recelant elles-mêmes un nombre sidérant d’enveloppes kraft, très énigmatiques. Pour effectuer ce crash-test technique, une fine équipe s’était réunie en salle 13 (salle de la lecture de Les Chats (noirs !)⇒ porte-poisse…nous aurions dû réaliser que le caractère ténébreux des chats sus-cités allait poser problème…) : 2 profs, mesdames Grain et Melscoët et 2 AVS, pour une séance qui allait se dérouler sous haute tension. Première étape, éprouver le fameux « Comment ça marche ? » Répartis en équipes, les 6B n’ont pas hésité à retrousser leurs manches, à brancher, débrancher, retourner….bref, manipuler, avant de se mettre à jouer.

Petit labo !
Générateur d’idées !

Une fois l’équipement testé, la 6B n’a eu que l’embarras du choix pour se challenger : les thèmes abordés par les nombreux tableaux étaient en effet très variés. Jeux sur la langue (sens de préfixes, sens propre/figuré), capitales du monde, littoral breton, recettes du patrimoine culinaire français, lexique de la ville, lexique du monde des contes, maillots des équipes de football…Un choix de haut vol(t) ! Les petits filous de service n’ont pas manqué de faire remarquer qu’une approche très expérimentale, consistant à tester toutes les propositions de chaque tableau, permettait de collecter toutes les bonnes réponses, évitant ainsi de mettre les idées au clair à la seule lumière de leur culture générale ! Certes et soit. Mais les plus compétiteurs se sont efforcés de pleinement jouer le jeu et on a vu fuser les idées, débattre, sans faire d’économie d’énergie ! Mines rendues lumineuses des collégiens qui, s’ils avaient déjà été latinistes (on peut commencer en 4e !), auraient pu s’exclamer : « Lux fuit » (Et la lumière fut !). Dans certains cas, les échanges furent parfois tendus et on aura su passer au courant alternatif pour fluidifier le tout.

Ambiance à Haute Tension !
On bosse au sens propre !

Au fil (électrique ?) de la séance, les panneaux sont passés de mains en mains sans baisse de rendement : énergie durable que celle des cerveaux d’élèves qui fument dans la bonne humeur !

Troc de tests
Carton plein !!

Cette heure électrisante a même failli offrir à la classe un exercice digne du PPMS alerte incendie : au moment du démontage/stockage, une élève avisée a en effet fait remarquer au moment opportun que de la fumée sortait de l’une des caisses de rangement… Vérification effectuée à la rapidité de l’éclair : madame Grain ouvre la caisse, trouve une enveloppe suspecte…et, héroïne des temps modernes, éteint l’incendie à mains nues. Il est vrai que nous n’en étions qu’au stade très initial ! Madame Melscoët, ébahie par le sang-froid de sa collègue, n’a pu que déplorer l’odeur légèrement roussie qui planait en salle 13..!

La logistique, c’est Madame Grain !
Surchauffe des méninges !!

BILAN DES MANIPULATIONS ?! Eclairée sur la conduite à tenir, madame Grain, n’a pas hésité à remettre le courant dès le lendemain en AP avec son groupe, sans frôler la panne !! Quant aux 6B, interrogés sur ce qu’ils avaient préféré parmi tous les tableaux proposés, ils ont mentionné le littoral breton pour sa complexité, les pays et les capitales, les recettes de cuisine ! Ils se sont aussi prononcés pour des thèmes de tableaux à réaliser et ont dû plancher en équipe sur un test reprenant quelques questions abordées au cour du jeu : quand on parlait d’énergie renouvelable..!!!! (vous pouvez découvrir les documents dans le P.S.).

Il faut également préciser que les écoliers de St-Glen ne font pas uniquement dans l’électricité : ils ont aussi proposé la découverte de deux « livres-ribambelles » qui ont offert une pause sans surchauffe aux collégiens !

Soyez sympa, rembobinez !

Pour aller plus loin, vous trouverez ici les documents cités dans l’article : 1) Le test par équipe

TEST MEMO StGLEN

2) L’extension du jeu proposée par les 6B !!

Extensions au jeu de Saint-Glen

Liaison Ecole-Collège ? Lecture = Lien !!**

Voilà maintenant trois ans que les élèves de 6e, dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, se rendent régulièrement à l’école La Fleur des Prés pour y proposer des lectures à leurs camarades de CM2. Comme la lecture a le vent en poupe, la nature des ces échanges s’est franchement enrichie depuis la rentrée 2019 : démonstration !

Il y a trois ans en effet, au sein du conseil école-collège, Jessica Le Gouic, directrice de l’école, et Gaëlle Melscoët, professeur de lettres en charge du volet lecture de l’AP, avaient souhaité voir se créer le lien « lecture » et en avaient calé le rythme : une visite des collégiens avant chaque période de vacances. L’an passé, c’est Sabrina Chartier qui avait pris le relais pour l’accueil des 6es auprès de ses CM.  Tout aurait pu gentiment ronronner….Pas du tout !

Madame Aubertot, principale du collège, avait suggéré, en fin d’année dernière, de proposer à l’école une sélection de livres issus du CDI, afin de faire goûter aux futurs collégiens les délices auxquels ils auraient droit à la rentrée suivante. L’idée a plu et c’est avec un nouveau documentaliste résolument partant, Grégory Lanevère, que la première sélection d’ouvrages a pris le chemin de l’école ! Effet immédiat ? Les CM ont aussi pu proposer aux 6es une présentation orale de certains des livres venus du collège : Roby ne pleure jamais de Eric Simard et Surprises en cuisine de Mimy Doinet ont ainsi donné lieu à une restitution et à une lecture ! Objectif : à chaque visite à l’école, une nouvelle offre de livres !

Le premier livre présenté par les CM !
Un livre apprécié !

Pour les collégiens, lire devant des camarades n’est jamais chose aisée : même si l’on est ancien élève de l’école, c’est toujours un challenge ! L’expérience semble toutefois faire mouche si l’on en croit les avis émis par les lecteurs du mardi 14 janvier, que l’on peut d’ailleurs retrouver in extenso sur le portail du CDI, et dont voici quelques exemples :
 Abel : « J’ai apprécié la sortie car ça nous permet de connaître d’autres enfants et professeurs, et ça nous permet aussi de partager les lectures qu’on aime et qu’on a faites en 6e. Cela nous permet de voir si on n’a pas de difficulté en lecture ».
 Johanna : « Je suis vraiment très heureuse de cette sortie car j’adore lire et faire découvrir des histoires à des plus petits que moi. Je pense avoir lu un peu trop vite mais dans l’ensemble, ça a été ».
 Loïse : « J’ai trouvé que c’était bien car j’ai vu mes ami(e)s d’avant. Je stressais un peu car je n’aime pas lire devant des élèves mais ça a été. Sinon, j’étais contente car j’ai pu voir ma maîtresse de l’année dernière ».
 Romane : « J’ai bien aimé la sortie à l’école car les élèves étaient attentifs et lisaient bien. Je trouvais qu’on lisait bien mais il y a des personnes, y compris moi, qui ne lisaient pas assez fort. Si je devais mettre une note, je mettrais 5 étoiles sur 5 !! »

Lecture chez les CM2

Autre nouveauté, et non des moindres pour les collégiens ?! La possibilité de toucher un public très différent…mais pas moins exigeant : la classe de maternelle d’Olivia Baudouard, qui regroupe très petite, petite, moyenne et grande sections. Dépaysement garanti pour les grands de 6e qui doivent apprendre à se mettre à la portée de leur très jeune public : lire lentement, montrer les images, réagir aux élans parfois démonstratifs !!

La 1re sortie en maternelle !
Lola et U la licorne !

Innovation encore, impulsée par M. Lanevère : tenter une captation sonore d’une séance. La sortie du vendredi 17 janvier, en maternelle, a servi de crash-test. Le retour d’expérience va s’en trouver considérablement enrichi pour les 13 élèves-lecteurs du jour, dans la mesure où ils vont pouvoir s’écouter, analyser leur prestation, sélectionner les moments qui leur paraissent les meilleurs et envisager d’en faire un montage sur le principe des émissions de web-radio, d’autant qu’ils ont également rapporté une mini-interview de Mme Baudouard… Aymeric, lecteur de l’album Siam s’étant mué en journaliste ! On envisage de surcroît, pour les groupes de lecteurs à venir, de les laisser réaliser eux-mêmes la captation…

Le second semestre s’annonce par conséquent lui aussi riche en péripéties romanesques !

Un preneur de son au taquet !

** Un peu de latin, afin de découvrir combien la lecture a du sens dans une « liaison école-collège ». A l’origine du verbe « lire » se trouve le verbe latin « legere » qui signifie "cueillir, choisir, rassembler" !!

Magazine des 4D

Dans le cadre de la semaine de la presse, les élèves de 4D ont créé un magazine regroupant des articles sur leurs loisirs ou sur les activités du collège (UNSS, sorties…)

Nouvelles fantastiques

Dans le cadre du cours de français, les 4es ont eu la joie de découvrir les nombreuses subtilités du genre fantastique (nouvelles de Maupassant, de Poe,de Chattam… Tableaux,courts-métrages et films) et de son vocabulaire riche en couleurs (le rouge principalement…).

Les 4C se sont lancés dans l’art, ô combien périlleux, de l’écriture d’une nouvelle fantastique. Cette année, le lieu leur était imposé : notre bonne vieille cité de Moncontour.

Après moult corrections, ils sont venus à bout des difficultés et vous proposent de découvrir le résultat de leur travail et de découvrir Moncontour sous un autre jour…ou plutôt une autre nuit…

Bonne lecture !

On pédale dur en 6B !

Dans le cadre de la semaine du goût, l’Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve a, cette année encore, accueilli une classe de sixième, la 6B, pour une journée entière. Thème retenu : « le petit-déjeuner équilibré »…avec concours de smoothies en tandem, tête dans le guidon !!!

Duo d’hommes

Pour la troisième année consécutive en effet, le projet intergénérationnel réunissant l’HSTV et le collège François-Lorant a trouvé matière à s’exprimer dans le cadre opportun et toujours riche en propositions variées de la Semaine du Goût. Si l’an passé, le thème retenu avait été « le goûter », c’est « le petit-déjeuner équilibré » qui servait de support à la rencontre entre 24 collégiens, accompagnés d’enseignantes et d’AVS, et une dizaine de résidents : les activités de la journée furent donc initialement pédagogiques, évidemment ludiques mais avant tout éminemment riches sur le plan relationnel !

Afin de préparer cette journée, les élèves avaient réalisé, dans le cadre du cours de français de madame Melscoët, des travaux en équipes, sur des thématiques ciblées : le petit-déjeuner « du quotidien », « de nos parents », « de nos grands-parents », « du sportif », « du week-end » ; le petit-déjeuner « idéal » ou bien encore « loufoque ». Pour formaliser leurs productions, les enquêteurs en herbe avaient concocté de faux plateaux-repas, plus vrais que nature, qui n’ont pas manqué d’être présentés à table avant que d’être exploités à l’oral, au cours d’un temps d’échange avec les résidents.

Plateaux plus vrais que nature
Présentation des travaux

La rencontre a débuté sous les heureux auspices d’un petit-déjeuner partagé au réfectoire, avec ample buffet offert par l’HSTV : pains variés de la boulangerie de Moncontour, beurre, confiture, fruits, yaourts et boissons ont trouvé preneurs…tout autant que les céréales et autres pâtes à tartiner apportées à titre de dégustation par nos collégiens ! La diététicienne de l’HSTV, qui a escorté la fine équipe tout au long de la journée, s’est d’ailleurs emparé de l’occasion pour commencer à prêcher la juste parole nutritionnelle : quels sont les groupes alimentaires à privilégier lors de ce premier repas ? Quelles sont les erreurs alimentaires à éviter ? Entre deux bouchées -voire deux bols !, les réponses ont allègrement fusé.

Nutrition en question

A peine sortis de table, les commensaux ont migré vers l’auditorium de l’HSTV, portant haut les couleurs de la Semaine du Goût, au point que certains collégiens ont fait remarquer qu’on se serait « cru à un anniversaire » ! Là, ils ont aisément mis la main à la pâte afin de disposer les couverts sur la grande table qui allait réunir quelques 40 convives pour le déjeuner. Si les temps de dégustation furent quasi monacaux, avec belle concentration sur le contenu de l’assiette, les « entre-deux plats » donnèrent lieu à amples échanges et franche camaraderie, entre conversations pointues (chanson, cinéma), blagues potaches (au point que madame Melscoët finissait par ne plus savoir qui, des élèves ou des résidents, il convenait de rappeler à l’ordre !!) et même atelier « pliage de serviettes » !

Un repas monacal

Table débarrassée, sieste bien méritée ?? Pas du tout ! Venait au contraire le temps fort de la journée : le concours de smoothie ! Katell Cornillet, l’une des animatrices de l’HSTV, a alors présenté le règlement, taillé au cordeau : 10 équipes mixtes, associant 2 collégiens et 1 résident(e) ; 3 fruits et/ou légumes, des épices, un choix de jus variés ; des outils performants (y compris ceux aimablement prêtés par le collège et par des collègues enseignants !!) ; de la bonne humeur…et comme ingrédient principal : de l’entraide ! Le tout allait être suivi de près par une brigade de jurées de choc, formée de 4 élèves arborant toque blanche et mine grave de circonstance !!

Instructions officielles
Recette à six mains

Cerise sur le smoothie ??… Pas de banal blender mais 4 « vélos-smoothie » ! Eh oui : afin de faciliter la digestion des agapes du jour, il a fallu pédaler sec -et pas dans la semoule !- afin de parvenir à obtenir la bonne texture de smoothie, susceptible d’emporter l’adhésion du jury et des goûteurs lors de l’étape très discutée de la dégustation !! Là encore, résidents et collégiens ont rivalisé d’une belle ardeur (très sonore !) afin de potentialiser les effets des vélos, sous les encouragement admiratifs de membres du personnel de l’HSTV ou de ceux de résidents venus grossir les rangs des spectateurs.

Tandem mixte
La dégustation un débat
Une jurée au travail

Une toque d’or a été décernée à l’équipe victorieuse et chaque élève s’est vu remettre un livret de recettes « anti-gaspillage alimentaire ».

Lorsqu’il a fallu repartir, après le rangement de rigueur, les mines réjouies et les embrassades ont mis en évidence la parfaite réussite de la journée, menée de main de maître par Katell Cornillet et Kristenn Sourdin pour l’HSTV. A n’en pas douter, cette expérience sera riche de sens et de souvenirs et permettra de « nourrir » copieusement les échanges et prochains travaux en classe pour nos 6èmeB !

Opération « Cartes de vœux » !!

Le jeudi 16 décembre, quatre élèves de 6e du collège ont devancé le facteur afin de porter les cartes de vœux réalisées pendant le cours de français par leurs classes, les 6B et 6D, aux résidents de la Maison de retraite Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve !

Ecole de patience !

La période des Fêtes est en effet une belle occasion de tenter, en dépit du contexte sanitaire toujours morose, de renouer le fil de la discussion et des échanges avec les résidents de la maison de retraite ! Des liens avaient été régulièrement nourris, depuis 2017, entre élèves et résidents, au rythme des lectures offertes, des activités d’écriture partagées, des temps forts organisés durant les Semaines du Goût. En attendant de pouvoir redonner souffle à ces moments de partage intergénérationnel, l’envie de proposer aux élèves quelques tâches tout autant pédagogiques que d’esprit festif a conduit à leur soumettre l’idée de se lancer dans l’écriture de cartes de vœux. On sait trop bien que cet art de la correspondance se perd et qu’il est pourtant source de bien des richesses…sans doute les élèves en sont-ils aussi intimement convaincus car le projet a été immédiatement validé ! Pour eux, il s’est agi de créer et rédiger au moins deux cartes : l’une à destination d’un proche, l’autre pour un résident de la maison de retraite.

Enluminure ?!
Le gabarit du renne Rudolf !

Deux heures de cours de français, pour chacune des deux classes, ont été consacrées à la réalisation de ces cartes. Autant dire que l’atelier de Noël s’est mué en tornade hivernale de paillettes, rubans et découpages festonnés, …au grand dam de notre héroïque agente de service, qui a dû guerroyer âprement pour venir à bout des reliquats scintillants !!

Paillettes à gogo !

Mais force est de constater que, côté élèves, l’engouement pour cette activité a été réel ; les mots choisis avec soin, l’interrogation sur l’orthographe constante, l’effort de soin : le bon esprit a pleinement fonctionné.

Jeudi à 15h : départ pour la remise de la Hotte de cartes avec deux représentants de chaque classe : Maëline et Sacha de 6B, Lilou et Jules de 6D. Après un accueil dans les règles sanitaires, les ambassadeurs de Noël ont pu être reçus par les animatrices de L’HSTV et par le Père Noël, tous fraîchement sortis du repas de fête des résidents. Petit debrief autour de la réalisation des cartes, promesse de se revoir pour entamer un projet d’écriture commun en 2022…et photo finale, tout à fait dans l’esprit de saison !!!

Les magnifiques cartes de 6B !!
Les lutins du collège en festive compagnie à la Maison de retraite

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Où lire et dire à Moncontour ? On a trouvé !!

Deux groupes d’élèves, l’un de 3e, l’autre de 5e, ont investi un lieu polyvalent de Moncontour, la Résidence des arts/Bibliothèque. Deux types d’activité. Deux bonnes raisons de se délocaliser !!

LIRE : premier chapitre de l’histoire ? Un groupe d’élèves de 5e, dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, s’est rendu déjà par deux fois dans l’un des deux espaces évoqués précédemment : la bibliothèque. Pas originale, la sortie ? Étonnamment si, dans la mesure où très peu d’entre eux, quoique que collégiens à Moncontour depuis 2 ans, connaissaient déjà le lieu !! Finalité des visites ? Découvrir, choisir, lire, des romans, BD et albums traitant avant tout d’aventure. L’offre, différente de celle du CDI du collège et nourrie des apports de la Bibliothèque des Côtes d’Armor, avait de plus été ciblée à destination du groupe, lors de la première visite, par Valérie Pécheux, animatrice polyvalente de ce lieu polyvalent ! De façon plus globale, c’est bien le fait de diversifier les modalités d’accès au livre et à la lecture qui est ici au cœur de l’objectif.

Valérie Pécheux maîtresse des lieux

Question et inquiétude pour certains : « mais moi je ne lis jamais… » Pourtant, on emprunte, chacun à sa mesure : roman graphique sur Anne Frank, BD sur Mandela, roman de Mickaël Ollivier ou de Stephen King…

L’embarras du choix…

…et on lit, dans des conditions très exotiques parfois !!

Lecture sous baldaquin !!

En classe, on a déjà commencé à envisager une restitution de ces lectures sous forme créative : mini-livret, "cocotte", boîte… Sur place ? On a aussi réservé une séance supplémentaire afin de restituer les derniers titres empruntés !

DIRE : second chapitre de l’histoire ? Le mardi 5 juin, c’est cette fois l’espace dévolu à la Résidence des arts qui a accueilli un groupe de 24 élèves de 3e pour un atelier théâtre mené par Thomas Suel, artiste du nord de la France, actuellement en résidence à Moncontour. Les élèves, en écriture dès le début de l’année scolaire sur le thème de la ville de Moncontour et engagés par ce biais dans un projet interdisciplinaire, ont testé leurs textes en mise en voix, l’ont assorti d’un accompagnement lors du cours d’Éducation musicale et chant choral, d’une chorégraphie en EPS et d’une production en Arts plastiques. Avec ce nouvel atelier, ils ont profité de l’expérience de Thomas dont le travail artistique est d’écrire, de mettre en voix et d’entourer ses textes de musiques pour des spectacles de « poésie sonore ». Des activités autour de l’expressivité de la voix, du rythme et de la polyphonie du chœur, ont permis aux élèves de découvrir les possibilités d’expression et la portée de leurs mots.

Atelier choeur en clair obscur…

Leurs retours ont été très positifs. Antoine nous dit par exemple : « Cette séance m’a énormément plu, nous avons pu faire des exercices plutôt originaux et sympathiques ». Guillaume ajoute : « Il nous a fait sortir de notre zone de confort et cela m’a fait du bien de m’exprimer avec cette liberté ». Ce moment fort, rendu possible par l’invitation de Valérie Pécheux, a pris d’autant plus de sens dans ce lieu, entre ces murs, au centre de cette ville dont parlent leurs poèmes. Chacun est sorti enchanté de cette expérience, les élèves remerciant chaleureusement Valérie et Thomas à l’issue de la séance, pour ce moment riche et partagé.

PRINCESSE OU HEROS : LES 6B EN SCENE !

Après deux mois et demi de travail soutenu, la classe de 6B a enfin pu montrer ce qu’elle savait faire en montant sur la scène du CAC de Moncontour, devant un public familial, le jeudi 20 juin, à 19h30. Les élèves ont en effet proposé leur interprétation de la pièce de Magali Mougel, ELLE PAS PRINCESSE LUI PAS HEROS, dont le but est de dénoncer les stéréotypes trop facilement appliqués aux filles et aux garçons ! Lever de rideau sur cette séance !

Voici 9 ans que la metteure en scène et scénographe Laurance Henry, directrice de la compagnie AKEntrepôt, travaille en partenariat avec Madame Melscoët, professeur de français, dans le cadre du projet d’ouverture culturelle « Au plus près de chacun » porté par Lamballe Terre&Mer. Cette année, c’est la classe de 6èmeB qui a ainsi eu l’opportunité de mener à bien ce projet stimulant. Tout a donc commencé avec la lecture en classe du texte de Magali Mougel, choisi comme support de travail.

Coup de chance : cette pièce, proposée par Laurance Henry, aborde un thème important dans le cadre de la formation du collégien-citoyen : celui des relations filles/garçons et de la difficulté pour tout enfant/adolescent à se construire, à s’assumer, à exister au sein du groupe. Le texte permet de découvrir trois visages d’enfants : Leïli, une fille qui déteste les clichés « rose paillettes » ; Nils, un garçon plutôt rêveur doué d’une âme d’artiste ; Cédric, un enfant franchement prétentieux et un peu trop sûr de lui… Et l’on découvre par le biais de leurs points de vue la vie mouvementée d’une classe et les surprises qu’elle génère… Le travail des 6B a consisté d’abord, une fois les rôles répartis, à apprendre le texte : Mme Melscoët leur a servi de répétitrice acharnée pendant les cours de français ! Avec Laurance Henry, ils ont dû élargir leur zone de confort… En premier lieu, il a en effet fallu gagner en volume et en puissance vocale ; puis, une fois le texte maîtrisé, s’efforcer de le jouer ! Pas simple de se donner ainsi en spectacle ; pas simple de faire la différence entre soi et le personnage que l’on est censé incarner… Selon les caprices de la météo, la troupe a dû répéter à l’étroit dans sa salle de classe habituelle ou, plus efficace pour exercer la voix : sur la cour !

Répétition sur la cour

Coup de pouce particulièrement instructif ? Toujours dans le cadre du projet culturel de Lamballe Terre&Mer, les 6B ont pu découvrir ELLE PAS PRINCESSE, LUI PAS HÉROS interprété par deux comédiens professionnels, le mardi 18 juin à la salle Armor de Quessoy. Et là, gros coup de cœur pour le jeu et l’engagement de la Leïli et du Nils du jour ! Toniques, bondissants, enthousiastes, les comédiens ont donné une vraie leçon à nos collégiens qui sont revenus dopés à la vitamine T(héâtre) et fourmillants d’idées à mettre en œuvre…

Spectacle à Quessoy
Leïli, version professionnelle !
Nils, version pro !

Le jeudi 20 au matin, dernière répétition sur la cour du collège, consignes pour les entrées et sorties, découverte de la musique retenue pour rythmer les changements de scène et les déplacements des apprentis comédiens. Montée de la pression ! Le jeudi dès 17h, séance habillage et coiffure : couleurs sombres de rigueur, cheveux dûment attachés pour les filles ! A 18h15, au CAC : avec Laurance, découverte de l’espace théâtral. Côtés jardin et cour ; placement des accessoires en coulisses ; tests des micros et des éclairages avec Eric, le régisseur. Les questions fusent, on s’agite et c’est difficile de garder son calme…

Derniers conseils en coulisses…

Afin de faciliter la compréhension de la pièce pour les spectateurs, Laurance distribue des foulards : toutes les filles incarnant Leïli à tour de rôle en arborent un bleu ciel à pois blancs ; les Nils en ont un rouge ; les Cédric, un bleu marine…qu’ils ont le droit de porter en bandeau, comme un chef de bande !! Vient le pique-nique salutaire et enjoué : un temps de convivialité très attendu car le stress ne coupe pas l’appétit (au contraire !).

Le pique-nique !

19h30 : tous en scène ! C’est parti pour une heure de spectacle sans temps mort où tous les élèves de la classe vont avoir leur moment à eux, face au public : monologues ou dialogues se succèdent. Hésitations, émotions personnelles, reprises, aléas de gestion du matériel…rien ne manque, surtout pas la bonne humeur manifeste du groupe qui se révèle pleinement impliqué voire monté sur ressort…ou sur les chaises, pour un mémorable lancer de boulettes ! Les changements de rythmes dynamisent le tout : passages narratifs ou courses poursuites, personne n’a le loisir de s’endormir. Surtout que le praticable est un peu glissant…et qu’on joue en chaussettes, au risque d’en perdre ses lunettes !! Une chose est avérée : chacun a eu à cœur de s’investir, au point qu’une Leïli a tenu à jouer, même blessée !

Blessée mais sur scène !

Toujours précieux, les rires du public sont régulièrement venus prouver à la troupe que le jeu fonctionnait : entre une maîtresse d’école autoritaire, une mère poule, un père fier de ses muscles, un caddie de supermarché, une grand-mère décalée venue avec son volant et sa pédale d’accélérateur faits maison, nombreux ont été les ingrédients servant le comique de situation !

Photo de famille !

Au moment du final, une chose était évidente : un vrai plaisir partagé par une joyeuse équipe qui a servi le texte avec des efforts de créativité manifestes ! Une belle expérience où chaque élève a pu se prouver qu’il lui était possible de servir un projet commun tout en progressant et en cultivant le goût des défis personnels !

Le final !!!

Quand les 4 èmes font leur cinéma

Dans le cadre du dispositif « Collège au cinéma », les 4 èmes bénéficient cette année de 3 séances au Cithéa de Plouguenast. Au programme : courts-métrages, comédie, science-fiction et documentaires.

Première séance en novembre : « Soyez sympa, rembobinez », comédie du réalisateur français Michel Gondry avec Jack Black, Yasiin Bey , Danny Glover et Mia Farrow. Grâce à ce film, les 4es ont pu découvrir l’histoire du jazz mais surtout la technique du suédage… à laquelle les 4D ont pu se confronter.

Pour en savoir plus n’hésitez pas à feuilleter le Madmagz réalisé par les élèves. Votre culture cinématographique sera mise à contribution pour retrouver les films cultes suédés par les 4D.

https://madmagz.com/fr/magazine/1476306#/

Quand les 5es blasonnent…

« Les héros et les héroïnes » voilà un des thèmes travaillés lors des EPI en 5e. Qui dit héros, dit chevalier et que serait un chevalier sans son blason ?

Ainsi, pendant 1h30, les 3 cinquièmes du collège ont pu s’initier à l’héraldique. Grâce à Mme Dolghin, ils ont découvert l’utilité des armoiries sur les champs de bataille, leur formation et les règles qui dirigent l’art du blason.

Après avoir découvert les blasons de quelques villes costarmoricaines (et l’origine des couleurs d’En Avant…), les élèves, maîtrisant désormais « les couleurs, métaux et meubles », ont pu créer leur propre blason, art qui demande concentration et minutie.

Quand les 6B font leur (CHOCOLAT) SHOW !

Pour la troisième année consécutive, l’Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve a accueilli, lors de la Semaine du Goût, une classe de sixième du collège. C’est la 6B de Mme Melscoët qui a répondu à l’invitation des animatrices Kristenn Sourdin et Katell Cornillet. Il faut reconnaître que le thème retenu était plus qu’alléchant : le chocolat !!

Mais pas de dégustation sans se remonter les manches…ni sans « affronter l’ennemi » !! Mission du jour ? Réaliser, par équipes « collégiens/résidents », un tableau à la Arcimboldo, dont le chocolat constituait l’élément central. Une épreuve artistique alliant Nature et gourmandise sans faire tache (ou presque…) ?

C’est possible : suivez la recette !

Avant de passer à table, les élèves de 6B ont dû travailler en classe, depuis la rentrée, sur le thème du chocolat. Poésies, comptines, vidéos, dictées, recettes réelles ou pastichées à l’envi (merci le « Chocobave » de Merwan..!) ont ainsi rythmé les séances du cours de français. Le sujet, franchement fédérateur puisque donnant à chacun l’opportunité d’exprimer ses goûts, n’a pas été difficile à digérer pour la classe, qui a profité de l’occasion pour enrichir, non son menu, mais son lexique.

La découverte de l’auditorium dans lequel se déroulait la journée à l’HSTV a permis de faire écho à ce travail préparatoire : une exposition variée présentait de nombreux ustensiles de cuisine évoqués en classe, parmi lesquels la fameuse chocolatière. Reproductions d’affiches d’époque, boîtes et gadgets publicitaires de marques célèbres, photographies, citations sur le chocolat et vraie cabosse : de quoi garnir de notes copieuses le cahier d’écrivain apporté pour la circonstance.

Ustensiles en expo !

Mais attention : les élèves n’avaient pas que ce cahier dans leur musette : ils avaient tous eu pour mission de se constituer un bocal (une boîte… un sachet…) rempli d’éléments glanés dans la nature, en ce début d’automne. Pour une fois que le travail scolaire offrait la possibilité de partir en balade… Mousses, châtaignes, bogues, plumes, feuilles mortes ou pas…, écorces, petites pierres, herbes ou même fleurs (merci Titouan et ses hortensias) : le contenu était riche et devait permettre de répondre à la consigne du défi du jour.

La nature mise en bocal !

Après le temps d’exploration de la salle, les élèves ont en effet été invités à se répartir autour des tables où les attendaient des résidents désireux de mettre la main à la pâte…ou seulement curieux d’observer le travail créatif promis. En une heure environ, il a fallu imiter l’un des portraits réalisés par Arcimboldo en s’inspirant des reproductions affichées aux murs : le contour devait être repassé au chocolat chaud, à l’aide d’une poche à douille, avant d’être complété par les éléments naturels apportés.

Remise de la poche à douille

Il en a fallu du doigté….car le chocolat chaud ne se laisse pas faire et a une fâcheuse tendance à déborder de partout. Surtout quand on l’aide ! Nos valeureux candidats se sont vite retrouvés avec les mains bien poisseuses…mais étonnamment, nul n’en a semblé bien contrarié !! On a même pu voir des doigts se tremper délibérément dans le chocolat….et de l’avis de tous, cette matière première-là était diablement savoureuse ! Que dire des candidats adultes, sinon qu’ils se sont révélés tout aussi indisciplinés que leurs jeunes partenaires ! Tant bien que mal, le portrait fut tracé et chocolaté puis fourré de feuilles, fleurs, foins….collés à la colle en tube, en pot (ah…..la colle Cléopâtre, dont l’odeur a presqu’autant séduit que celle du chocolat) ou en pistolet. On a quand même déploré quelques accidents de bocaux…

Un ex-bocal…
Travail soigné…

En fin de séance, la galerie fut exposée et le binôme Camille-Yaël a eu pour mission de nommer et noter les œuvres : on a donc côtoyé "Moustachu", "Magnificos", "Bouledogue", "Farfouille", "Notre-Dame de Moncontour", "Forêt d’automne" ! Afin de décerner la palme du jour, on a ensuite eu recours au vote et c’est le « Floral » qui a remporté les suffrages sous les applaudissements de tous.

Galerie de portraits !
A l’heure du vote !
« Floral », oeuvre lauréate !

La classe n’a pas ménagé ses efforts pour ranger la salle …mais a échappé à la corvée vaisselle qui a dû se révéler ardue vu l’enthousiasme débordant, et osons même « dégoulinant » de nos 6B décidément pas au régime !! Après le détour par la buvette pour le chocolat chaud réglementaire, c’est la fontaine qui a été assiégée et asséchée : chamallows et morceaux de brioche sur piques à brochettes ont vu passer une véritable tornade gourmande !

Grand ménage !
A la buvette !
Quand l’appétit va…

Temps fort et symbolique à la fois en fin de journée : Mme Olivier, venue escorter la troupe de marmitons, a procédé, avec Gabrielle, éco-déléguée de la 6B, à la remise officielle, dans le cadre du projet « Développement durable » du collège, d’un nichoir à l’HSTV ! Le collège, refuge LPO, a ainsi tenu à souligner que la préservation de l’environnement constituait un élément fondamental de son action et qu’elle s’ancrait aussi évidemment dans les actions intergénérationnelles.

La remise du nichoir !

Un après-midi sans nul doute copieux pour tous mais qui n’a pas dû peser lourd sur l’estomac tant il s’est effectué dans la bonne humeur !

Quand les 6es découvrent la webradio

Quoi de mieux pour travailler l’oral qu’une initiation à la radio ?

Après avoir travaillé sur les contes et L’Odyssée d’Homère, les élèves de 6e ont pu prolonger leur découverte des textes patrimoniaux en s’initiant à l’exercice de l’interview.

Ainsi, ils ont pu découvrir une des pièces secrètes du CDI : le studio d’enregistrement !

Une fois, les casques enfilés et les micros ajustés, les 6es ont pu se mettre dans la peau d’un journaliste et se sont donc lancés dans les interviews de personnages célèbres.

Tout d’abord, petit tour du côté des contes : Peter Pan, la fée Clochette sans oublier le capitaine Crochet, Le Petit Chaperon rouge et le grand Méchant Loup… puis petit saut en arrière ( tout petit saut) et retour dans l’Antiquité avec quelques dieux (pas toujours commodes), un héros : Ulysse, des femmes dangereuses…

N’hésitez pas à prendre quelques minutes pour redécouvrir ces fameux personnages de votre enfance (vous pourriez être surpris-e) …

Quand les CM1-CM2 racontent des salades, les 6es s’en laissent conter !!

La journée d’accueil des CM2, qui a eu lieu le 6 avril dernier, a aussi été celle de la soirée « Portes ouvertes »…. et de la « porte ouverte » sur les contes pourrait-on dire aussi ! En jouant ainsi sur les mots, il convient en effet de dire que pour nos 6es, les CM1-CM2 de l’école de Saint-Glen ont ainsi réellement « ouvert une porte » sur l’univers du merveilleux, et ce par le biais de la conception d’un jeu particulièrement élaboré et coloré, opportunément nommé « Salade de contes » !

C’est la classe de madame Grain, la 6èmeC, qui a eu le privilège de découvrir ce jeu pendant la journée d’accueil : les élèves de CM2 lui en ont en effet offert une démonstration pendant le cours prévu pour la rencontre. Manifestement, la mayonnaise a pris et cette « salade » a comblé les élèves et enthousiasmé madame Grain. Décidée à en faire profiter un plus large public, madame Grain a non seulement négocié un emprunt du jeu auprès de madame Gouëlo mais aussi convaincu, sans peine il est vrai, ses collègues de français de 6e, évidemment très joueuses, de proposer l’activité pendant leurs cours. Madame Gouëlo a dès lors eu la gentillesse de déposer l’ensemble -assez volumineux !!-du jeu au collège et d’expliquer un peu les conditions matérielles de sa création.

Un jeu vraiment copieux !!

Elle a ainsi bien insisté sur le travail conjoint de ses classes de CM1 et CM2. Les élèves ont travaillé par groupe et la réalisation s’est étalée dans le temps, à raison d’une heure par semaine environ : un vrai challenge sur la durée !! Il a d’abord fallu lire tous les contes bien sûr, car la « salade » en mélange 8 ! On brasse allègrement les ingrédients de La Belle et la Bête, Hansel et Gretel, le Petit Soldat de plomb, Blanche-Neige, La Barbe Bleue, Le Petit Poucet, Cendrillon, La Belle au bois Dormant ! Vaste brassage, c’est le mot, dans la mesure où les élèves se sont évertués à décortiquer pour chaque conte le héros, le lieu clef, l’objet important, l’aide reçue par le héros, la situation finale, une citation du texte et une illustration dessinée par les soins des élèves. Le tout fonctionne sur le mode du « jeu de l’oie » avec un plateau dont chaque case colorée se rapporte à un des éléments cités précédemment.

Les boîtes de jeu vont donc circuler de classe en classe d’ici à la fin de l’année scolaire puisque les CM1-CM2 ont eu la gentillesse d’accepter de prêter leur travail jusqu’au mois de juin. Bonne pioche pour les 6es qui ont le conte à leur programme et qui vont donc avoir à leur disposition un tremplin ludique pour s’y replonger ! Voilà qui donne une jolie consistance à la liaison CM2-6e !!

Les 6B ont été les premiers à s’y frotter : on avait prévu une demi-heure…l’heure y est passée…et encore, les délibérations n’ont pu arriver à leur terme ! Aucun doute le jeu est efficace !! Voici un aperçu en images de leur plongée dans la copieuse salade :

On pioche de boîte en boîte !!
Un mot obscur ? « marâtre » ou « fuseau » ?.. Marie vérifie !!
Yanaëlle synthétise et les garçons s’interrogent…
L’heure de la restitution au tableau : on négocie d’arrache-pied !
Contes reconstitués : en attente du verdict..!

A leur suite, les autres 6es tenteront l’expérience… et cet article pourra dès lors s’enrichir des photos de leur travail !

La suite promise, avec les élèves de 6C de madame Grain…

Le plateau s’expose en 6C !
Les 6C jouent en version officielle !!

Si vous avez d’autres jeux en réserve, nous sommes preneuses !! Les profs de français sont joueuses !!  ;-)

Représentation théâtrale très E3D pour les 6A et 6B !

Que vient donc faire le label E3D dans le compte-rendu d’une représentation théâtrale à laquelle ont assisté les classes de 6A et 6B le vendredi 15 novembre ? Nul besoin de s’en étonner si l’on se souvient d’une des ambitions de ce label : amener les élèves, grâce à tous les leviers proposés au collège, à acquérir, maîtriser mais également transmettre une culture de l’Autre qui leur permettra de se construire en tant que citoyen. Justement, la pièce « Mille ans », écrite par Marc-Antoine Cyr et mise en scène par Laurance Henry de la compagnie AKentrepôt, cherche à questionner la richesse des liens intergénérationnels : entre enfance, âge adulte et vieillesse, le passage se ferait-il donc en 3D : « Drôlerie, Douleur, Douceur » !?

La compagnie AKentrepôt n’en est pas à son premier partenariat avec le collège François Lorant : quelque neuf années ont permis à des classes de 6e et de 3e de travailler sous la houlette de Laurance Henry, dans le cadre du cours de français de Mme Melscoët. Pour 2020, grâce au service « action artistique et éducation culturelle » de Lamballe Terre & mer, organisateur et partenaire financier du collège et de la compagnie pour ces projets, la collaboration va repartir de plus belle avec la classe de 6B ! En attendant, possibilité était offerte aux futurs comédiens de venir assister à un spectacle mis en scène par la compagnie : belle entrée en matière ! Le vendredi 15 novembre, les 6B, accompagnés de leurs camarades de 6A, se sont donc rendus au CAC de Moncontour afin de voir jouer « Mille ans ». Pendant une heure environ, les élèves ont ainsi suivi le questionnement d’un garçonnet de sept ans, Milan, seul enfant sur une île, constituée de blocs blancs empilés tels des Lego (et forcément modulable, donc) nommée Diamezek…avec 76 personnes âgées, « Marie, Anna, Séraphin, Joséphine » ou « Onésyme » qui attend de pouvoir mourir..! Drôle de situation -pas drôle.

Vieillir ensemble

Le feu aux poudres est mis à la suite d’une visite reçue par Milan, celle de Peste, une fille qui revient en voix off, pour inciter Milan (elle porte donc bien son prénom !) à se comporter enfin en enfant : assez de la vie avec des petits vieux dont il doit conserver les souvenirs ! Il faut vivre une existence de gamin…et faire des bêtises ! Il faut tout bousculer, tout casser, quitte à faire du mal aux autres ! Milan hésite, doute, essaie. Formules magiques, rituels divers, questions sans réponse à la maîtresse Mme Jeannine, explosion de gamineries…et du placard à jouets qui déverse un torrent incontrôlable de jeux et objets divers : Milan semble déterminer à être enfin un enfant, un vrai ! Sauf qu’il a un interlocuteur privilégié sur cette île : Jonas, vieil homme sympathique, à la mémoire sacrément défaillante, jamais en panne d’histoires (quoique sans fin, vu qu’il les oublie !). « Qui est-il pour Milan ? », se sont a posteriori demandé les élèves. On ne le sait pas et ce n’est pas grave. Ce qui compte, c’est que c’est sa voix qui va guider, rabrouer, tenter de réveiller, apaiser, ramener Milan à cette place dont il est en quête. Car Milan lève les yeux pour trouver la lumière, son étoile, son destin peut-être…

En attendant l’étoile…

Fuir l’île ? C’est une possibilité ! Milan s’en saisit et profite de la nuit pour quitter les lieux, sur son radeau qui n’est autre qu’un des blocs de l’île elle-même ! Le voilà seul en mer, dans l’obscurité, dérivant sur son morceau d’île. Pas tenable. Alors, il choisit de revenir pour retrouver Jonas et trouver sa place. Là.

Seul sur la mer immense…
Milan revient

Histoire de donner aux élèves quelques clés pour mieux comprendre la pièce, une rencontre bord de scène leur a été proposée à l’issue de la représentation : bien sûr, on s’est interrogé sur le métier de comédien et la difficulté d’apprendre un texte. Grand étonnement en apprenant que le comédien incarnant Jonas avait dû -et pu !- apprendre ses répliques en cinq jours ! Laurance Henry a demandé aux élèves quelles étaient leurs hypothèses quant au dénouement de la pièce : Milan reste-t-il sur l’île ? Définitivement ? Préférera-t-il encore la quitter ? Le débat n’est toujours pas clos et la discussion pourra se poursuivre en classe, par le biais de restitutions variées sur le cahier d’écrivain. Pour les 6B, l’aventure de Milan va certainement continuer à les interpeller jusqu’en juin, car on entend dire, deci delà, que c’est précisément sur ce texte qu’ils vont avoir la chance de travailler à partir du mois de janvier prochain ! Vraiment « durable », cette sortie culturelle !!!

Salut des artistes

Rosa, rosa, rosam..!

Entre défi linguistique et cercle littéraire, les Latinistes de 4e et de 3e se sont retrouvés pendant trois heures, ce jeudi 13 avril, pour un après-midi de réflexion et d’échanges ! Cap sur le CDI

Depuis le premier semestre, ils le savaient : une rencontre était prévue avec Armelle Guéguen, libraire lamballaise de La Cédille…et auparavant professeur de lettres classiques ! Le but fixé était de se pencher sur la présence de la mythologie dans la littérature jeunesse actuelle. De ce fait, il ne pouvait être question d’envisager ce temps de partage ailleurs qu’au CDI, « privatisé » pour la circonstance par la professeure-documentaliste Patricia Piriou. D’ailleurs, c’est sous l’égide de cette dernière que le groupe des latinistes de 4e avait déjà travaillé à la réalisation d’une table thématique sur la mythologie, à destination de tous les fidèles adeptes du CDI. Cette excellente base préparatoire allait leur servir pour ce jeudi ! 

l’Expo réalisée avec Mme Piriou
Un peu de pub pour le latin au CDI !

Au menu de l’après-midi ? Après les présentations protocolaires, les élèves, répartis en quatre équipes, ont planché pendant plus d’une heure sur un défi linguistique comportant quatre épreuves : dictée étymologique, analyse grammaticale d’un extrait de texte de l’auteur Apicius, casse-tête autour de vingt locutions latines à retrouver en francais….et exercice canonique de version, avec évidemment usage de l’iconique dictionnaire Gaffiot.

Les équipes cogitent !!
Une table bien coachée !
Une correctrice au travail !!

Avant implosion des cerveaux, il était temps de passer au débat littéraire !! Maëlys, qui avait effectué son stage d’observation à La Cédille, a présenté six titres de littérature jeunesse, en s’attachant à montrer l’efficacité de leurs premières de couverture sur un lectorat potentiel.

Présentation en images !

Puis les 4es ont fait cercle, à la manière d’une émission littéraire : sur le mode de interview, ils ont chacun présenté un titre : Murena, Saint-Seyar ou Percy Jackson ont ainsi notamment été mis en exergue. Les enseignantes n’ont pas manqué d’ajouter leur grain de sel : Armelle Guéguen avait apporté Pallas, relecture de la mythologie aux accents contemporains ; Patricia Piriou a fait lecture de quelques extraits de documentaires -puisés dans le fonds du CDI- mêlant aspects pédagogiques et ludiques, tels Les Philo fables ; Gaëlle Melscoēt a choisi d’évoquer…sa découverte du jour (si si, on peut dévorer un livre l’heure du déjeuner !!), Pénélope de Isabelle Pandazopoulos, portrait vivifiant et saillant de la femme d’Ulysse !

Emission littéraire
L’Expologie ou la Mythologie pour les Nuls !

Est enfin venu le temps du jeu théâtral, avec la présentation d’une saynète écrite par les 3es : ils y relataient l’arrivée de l’empereur Auguste aux Enfers. Rien de sombre dans ce tableau : c’est en effet à la cafétéria des Enfers que les grandes figures antiques de César, Pompée, Marc-Antoine, Crassus et Brutus accueillent à leur manière un empereur qui vient de se tromper d’étage….et qui s’apprête à le regretter pour l’éternité !

Les Enfers selon les 3C !!

De la cafétéria des Enfers aux Agapes de circonstance préparées par le chef Alain Le Boucher, il n’y avait qu’un pas que les Megalo-Romains du jour (selon le mot d’Eloan !) ont franchi d’un pas résolu ! Vale à tous !

Agapes !

SEMAINE THEATRALE POUR LA 6B !!

Au terme de six semaines de travail, dont quatre de façon exclusive depuis la reprise des cours en mai, la classe de 6B a vécu le mercredi 13 juin son temps fort de l’année, en se produisant sur la scène du CAC à Moncontour, sous la direction de la metteure en scène Laurance Henry, dans la pièce de Catherine Verlaguet : « Les Vilains Petits ». Récit d’une belle expérience…

La 6B entre en scène…

Cette année encore, le collège François Lorant s’est inscrit dans un partenariat fructueux avec la Compagnie AK.Entrepôt dans le cadre du projet « Au plus près de chacun », porté par la communauté de communes Lamballe Terre&Mer. C’est la classe de 6èmeB qui s’est vu offrir l’opportunité de travailler avec la metteure en scène Laurance Henry dans le cadre du cours de français.

Sous la direction de Laurance Henry…

Le travail a débuté fin mars avec la découverte d’un texte présentant l’évolution douce amère…et parfois cruelle….des relations entre camarades de classe. La 6B a donné vie et voix au trio de bons copains Maya, Loan et Valentin, que l’arrivée d’un « nouveau » forcément suspect et attirant à la fois, Malone, va bouleverser et remettre en question : entre affection et chagrins d’école, les « Vilains Petits » ont pleinement joué le jeu !!

Jeu ou rivalité ?
Choisis ton camp !!

La soirée a débuté dès 18 heures par la découverte des lieux : la classe n’avait en effet pas encore eu l’occasion de venir répéter au CAC…dont Laurance Henry transforme d’ailleurs toujours l’espace, inversant l’habituelle disposition « plateau/gradins ». Les élèves ont ainsi testé leur voix, pris place sur scène afin d’en saisir la pleine dimension, guidés par Laurance et par son « maître du son » !!

Questions techniques…
Concentration pour la générale…

Un pique-nique revigorant (mais mesuré : « 5 chips, pas plus ! » avait décrété Laurance, diététicienne de l’effort théâtral !) pris dans la bonne humeur vers 19h a permis aux élèves de se détendre et d’évacuer le trop-plein d’énergie caractéristique de la classe…épuisant par là même leur professeure de français, madame Melscoët, qui a dû en outre faire la guerre aux chips envahissantes !..

5 chips pas plus !!!!

A 19h30, tout le monde était dans la salle afin d’assister à une première partie joyeuse : le Foyer de vie de l’Hospitalité St-Thomas de Villeneuve a donné à voir une partie de camping au jardin particulièrement perturbée par de mystérieux bruits nocturnes !! Puis ce fut le tour de la 6B…

Au plateau une troupe concentrée !

Les Vilains Petits ont déroulé leur jeu sans accroc, avec de la part de certains une justesse vraiment remarquable. Tous ont en tout cas été pleinement présents et ont incarné Maya, Loan, Valentin ou Malone avec la gravité et le sérieux qui donnent corps à l’action. De l’amitié routinière à l’attrait de l’inconnu, des « petits mensonges entre amis » à la bêtise fatale, nos comédiens d’un soir ont su questionner le dilemme du « tous ensemble/tous coupables ? » ou du « chacun pour soi ».

Fatale bêtise !!!
Tous coupables ??

Après 45 minutes de représentation, chacun a pu goûter au plaisir du salut final !

Un final maîtrisé !!

En classe, dès vendredi, cette belle et riche expérience s’est poursuivie par une mise en commun des impressions par le biais d’écrits variés sur le cahier d’écrivain. On a pu recueillir les avis de chacun sur le projet collectivement mené. Lucie souligne ainsi que « ça nous a appris à prendre confiance en soi à l’oral et les personnes plus timides se sont plus dévoilées. » Titouan ajoute : « j’ai appris à avoir moins de stress ». Quant à Medhi, il reconnaît : « je me suis amusé à jouer mon rôle d’acteur » !!!

Restitution en classe !

Cerise sur le gâteau, la classe a eu la possibilité d’être cette fois spectatrice, ce même vendredi, en assistant, avec les quatre classes de 4e, à une performance de danse contemporaine intitulée « Inmate », donnée au CAC par la compagnie Racine de Deux, toujours dans le cadre du projet « Au plus près de chacun » : réflexion sur l’imitation, la liberté, le choix de se trouver ou pas des modèles…voilà au fond qui rejoignait parfaitement bien le thème de guerre enfantine mais déjà cruelle des Vilains Petits !!

Un grand merci à la maman de Thaïs pour sa magnifique série de photos. Pour en savoir plus sur son travail en ce domaine : ECHAPPEES PHOTOGRAPHIQUES, facebook.com/emmanuellepays

Pour finir, coup d’œil sur Colas et Jordan, danseurs de la compagnie Racine de Deux !!

Le duo hip hop d’Inmate

Sophie Adriansen à la rencontre de deux groupes de 6e !

Après plus de six semaines de travail… et surtout de lectures acharnées, le jour tant attendu de la rencontre avec l’autrice Sophie Adriansen, invitée du Salon du livre jeunesse de Ploufragan, est arrivé pour deux groupes d’élèves de 6e, auxquels se sont joints des élèves de 5e et 4e, membres assidus du Club Lecture de l’établissement ! Un temps d’échange précieux, pour partager des « Émotions au fil des pages », ainsi que le prône cette année l’affiche du Salon !!

Un public attentif !
Une autrice sur le gril !

Comme chaque année, le Salon du livre jeunesse de Ploufragan offre la possibilité aux établissements scolaires de recevoir un auteur ou une autrice parmi ceux et celles invités. Patricia Piriou, professeure documentaliste, a cette année orchestré la venue au collège François Lorant de Sophie Adriansen. Pour la suivre dans ce projet, deux groupes de 6e ont mis les bouchées doubles en cours de français afin de s’immerger dans un vrai bain de lectures : pratique familière pour certains, déjà férus de livres ; défi plus important pour d’autres, moins enclins à dévorer les pages !!

Le mot d’accueil
Kessy expose le travail

Max et les poissons, Coline cap ou pas cap, Luce comprend tout trop vite, Quart de frère Quart de sœur, Au poil, Papa est en bas, Ailleurs Meilleur, Hacker, Les grandes jambes, Les grandes chanteuses et musiciennes, Je ne suis pas un héros, L’été du changement, Un banc pour deux : ces titres ont empli les journées et les soirées de lecture des élèves depuis la mise en place du travail. Les lectures ont donné lieu à des échanges en classe et au CDI, à des restitutions variées sur le cahier de français, à la constitution minutieuse de valises de lecture par le groupe 2, à la réalisation de gabarits inspirés des livres pour le groupe 4 des Lecteurs en Herbe qui ont ainsi affiché haut et fort leurs coups de cœur.

Une des valises de lecture du groupe 2..
les COUPS de COEUR des Lecteurs en Herbe !!

De quoi engranger bien des munitions pour assaillir l’autrice de questions !

F.A.Q !.

Et là, force est de constater que Sophie Adriansen s’est montrée généreuse : face aux multiples interrogations, elle a répondu à bâtons rompus, abordant les thèmes de la création, de l’inspiration, de la place du réel dans ses écrits, de sa passion pour son métier qui est celui qu’elle a toujours souhaité exercer.

Gros focus également sur un thème phare de son travail : celui de la différence, qu’elle juge incontournable puisque, assène-t-elle, « nous sommes tous différents ! »

Les différences vues par le groupe 2 !
La dédicace !!!!

Au terme de cette matinée où nos jeunes lecteurs ont montré qu’ils savaient être touchés par leurs lectures, on aime à se redire la phrase mise en exergue par le Salon du livre de Ploufragan : « Un enfant qui lit sera un adulte qui pense »

Toujours « Engagés ! »

Pour la deuxième année, les élèves de 3e ont eu la possibilité de s’inscrire dans un projet alliant un des thèmes de leur programme, celui de l’Engagement, et l’expérience du Laboratoire sonore proposé par Raphaëlle Garnier, trompettiste et chanteuse du duo Nid de Coucou.

Auditorium Maison Moncontour

Après les tribulations de la famille fictive des Le Kermarec en 2023, voici que sont nées des aventures épistolaires et sonores, ancrées dans la cité de Moncontour, mais situées dans trois époques bien différentes. L’exigence ? Un dénominateur commun, celui de l’engagement. Les 3A ont fait un saut dans l’avenir et ont imaginé le devenir des élèves dans un monde où se voir connecté à une clé usb permettrait d’engranger toutes les connaissances nécessaires à la formation d’un adulte…pour ? contre ? avec quels risques ? Les 3B se sont donné pour objectif de donner voix à un lycéen résistant pendant la Seconde guerre mondiale : dénoncé, arrêté, exécuté… Sa dernière lettre, les propos de ses soutiens ou détracteurs, chacun s’exprime. Les 3C quant à eux ont investi le début des années 80 et les derniers déboires des radios libres : arrestation d’un patron de PMU ayant hébergé l’une de ces radios « pirate ». Là encore, les positions de tendent, les avis s’affrontent dans la petite cité de caractère.

Faire chanter !

Le vrai plus du projet ? La dimension sonore proposée par Raphaëlle Garnier qui travaille avec chaque classe, par groupes, pendant deux séances. Il s’agit d’amener les élèves à proposer un environnement sonore pour chacune de leurs lettres, puis de passer à l’enregistrement, sous l’égide de Raphaëlle. Nos élèves ont ainsi œuvré pendant la dernière semaine du mois de janvier : choix des voix, coupes, bruitages, interventions plus improvisées : ils ont apporté leur touche à la finalisation sonore de leurs écrits initiaux.

Le salut des artistes !

Bonus, et non des moindres ? Assister, le mardi 13 février, au spectacle « Engagés ! » donné par Nid de Coucou : une heure de chants, lectures, sur le thème de l’engagement, où l’on retrouve par exemple Eluard et Liberté, Barbara et Gottingen, Marianne Cohn et Je trahirai demain, Martin Luther King et I have a dream, Le chant des Partisans, Bella Ciao ou La vie en rose de Piaf. Et, bien intégrés à ce programme de choix, six textes écrits par nos 3es : deux lettres pour chacune des trois classes… et le plaisir de se reconnaître, voix engagées parmi toutes ces voix d’engagés !! C’est dans l’auditorium de la Maison de Moncontour qu’a eu lieu ce joli moment de partage, évidemment intergénérationnel. Et, au-delà des âges, deux chansons offertes par Nid de Coucou ont emporté les spectateurs : La vie en rose et le résolument enthousiasmant Bella Ciao !

Bella Ciao !!!

Un 11 novembre qui prend voix…

Pas toujours facile pour les élèves de donner sens au 11 Novembre. Jour férié ? Aïe… Fin de la Guerre ? Soit. Mais encore ?!  Les 3es du collège ont eu, en ce jeudi 10 novembre, une opportunité calendaire précieuse de mieux saisir les enjeux de cette date symbole : ils se sont en effet rendus au Cithea de Plouguenast pour assister à une représentation du spectacle « Je les grignote 14-18 », portée par le duo Vassili Ollivro/Clément Palant.

La Guerre mise en scène

Ce spectacle, la précédente cohorte de 3e avait également pu l’apprécier, le 22 novembre 2021 dans la salle polyvalente du collège. Cette fois, le tandem conteur/musicien est véritablement sur les planches. Et ça donne indéniablement une ampleur aux propos, une puissance accrue à la musique, une force au visuel. L’ombre des comédiens et de la contrebasse, portée sur le fond de scène, soutient et grandit le message : cet instrument, ne dirait-on pas un casque à pointe, là, devant nous ?

Une heure durant, l’enchaînement fatal de la Première Guerre mondiale se déploie au son de cette contrebasse qui occupe littéralement une place centrale : sur scène et au cœur du texte. En effet, c’est elle qui scande la marche du temps : de la mobilisation à la vie sur le Front, des permissions aux assauts dans le No man’s land, elle accompagne de façon pulsatile et vibrante le déchaînement des évènements. Vassili Ollivro, le conteur, évoque des figures de Poilus : Antoine qui meurt en tentant de sauver son ami Félix ou Jean-Marie qui n’a d’autre réponse que le suicide quand il réalise que « ceux de l’arrière », parents et fiancée, ne comprennent rien de ce qu’est cette guerre.

Il narre également des tranches de vie : les poux (« totos teutons » ou « poux français » !), le pain débité à la hache, le café qui arrive froid…après le bombardement rituel de 7h00 ; la « roulante », cette cantine itinérante qui améliore le quotidien…quand on peut s’y rendre ; le café du village où, pour quelques heures, on boit et on célèbre "la Madelon" !

Les deux comédiens n’omettent rien de la peur qui saisit, de la violence des combats qui déciment sans compter et contraignent, comme un rituel, « à enterrer les copains le matin ». Leurs deux voix se complètent, sur le ton de la conversation et de la connivence. À la contrebasse s’ajoutent le banjo et la guitare électrique. Voix et instruments mêlés savent emporter le spectateur qui est ainsi happé par le récit : il rit aux boutades échangées, fait une amère grimace quand on évoque « le casque qui récupère les boyaux », est assourdi par la puissance de la guitare qui marque l’assaut… Ainsi, le spectacle ne connait pas de temps mort. D’une Marseillaise initiale, délibérément éraillée, à la camaraderie dans les Tranchées ; de la litanie des morts, implacable, à l’évocation ultime d’un Poilu revenu sauf mais mutilé, une intention s’impose : celle de faire réfléchir à l’inanité de la Guerre. Une veille de 11 Novembre, ça s’impose…

Puissance évocatrice de l’ombre

Un Béninois accueilli par la classe de 5C

Jeudi 16 mars au matin, M .Danialou est venu au Collège François Lorant de Moncontour à la rencontre d’élèves de 5e C et à l’invitation de Camille Moison une élève de la classe.

Monsieur Danialou nous a parlé de son pays

En français les élèves travaillent actuellement autour de l’Afrique dans le cadre du Printemps des poètes.

On a parlé des instruments , Dani avait apporté un « igi », un « gangan » et un « ilou » dont il a joué devant nous, en chantant en même temps. Il a proposé aux élèves de l’accompagner en dansant et avait apporté quelques vêtements « bouba » pour les danseurs !

Il nous a parlé de son village, de son dialecte, sachant qu’il en parle 4, et du français qui est la langue officielle. De l’école qui est payante et de la solidarité familiale pour que tous les enfants puissent y aller.

Arrivé en France depuis plus de 10 ans , il récupère du matériel mécanique pour son garage en Afrique. Il nous a proposé de rassembler des vêtements, des jouets, des livres scolaires pour les envoyer grâce à lui au Bénin. Cette rencontre instructive était également sympathique, drôle, agréable et a mis une ambiance différente dans la classe !

Un commando poétique à l’assaut du collège !

Etat d’alerte maximale !! Le jeudi 9 juin, peu après 14h, des individus ont été repérés par les élèves des salles 11, 13, 15 et 17, circulant bruyamment derrière les haies, côté rue : ces étranges personnages brandissaient des pancartes aux énigmatiques lettres….BIP ! Rapidement, les intrus sont entrés apparemment sans difficulté (mais que faisait notre secrétaire Mme Soulas ?!!) dans l’établissement et ont frappé aux portes des salles… Quelles étaient leurs intentions ?

Force a été de constater que le collège devait faire face à une intrusion massive : en effet, ce sont plusieurs groupes qui ont fait irruption dans les salles, bousculant les cours ! Ils ont immédiatement déclaré appartenir à la BIP, c’est-à-dire la Brigade d’Intervention Poétique ! Leurs armes ? Des poèmes ! Leur mode opératoire ? Procéder à des récitations inopinées ! Leur champ d’action ? Le collège…et Moncontour tout entier ! Leurs alliés ? Le soleil et le bon accueil du public !

Un badge officiel !

Ainsi, en gangs poétiques à géométrie variable, les déclameurs et déclameuses ont frappé aux portes (courtois quand même ces commandos !!) et ont lancé leurs traits poétiques devant des élèves surpris, attentifs et parfois demandeurs d’un poème de plus ! A trois ou quatre, à vingt (!!) avec une chef de chœur, ils ont donné à entendre des vers de Hugo (« Demain, dès l’aube… »), de Verlaine (« Les sanglots longs des violons de l’automne… »), de Desnos ou de Prévert. Guidés par leurs redoutables chefs de bandes, professeures et personnels de l’école La Fleur des Prés, ces trafiquants de rimes ont investi salles, couloirs et étages, allant avec une audace sans nom jusqu’à décocher quelques vers bien sentis dans le bureau de Monsieur Cottet, le chef d’établissement !!

Seuls face aux collégiens !
Intrusion massive !
Chef de gang ou chef de choeur !

Beaux parleurs jusqu’au bout, assumant pleinement leur intrusion, ils ont laissé trace de leur passage en offrant leurs poèmes en version durable : rares sont les Brigades qui laissent d’aussi jolies cartes de visite !

Des poèmes en cadeau !

Une dictée intergénérationnelle ébouriffante !!

Ce mardi 15 novembre, on aurait pu parier que la météo tourmentée aurait découragé tout élève de sortir du collège…sauf que c’est par une belle éclaircie qu’une équipe de douze élèves de 6e a mis le cap sur la Maison Moncontour afin de partager avec quelques résidents la joie d’effectuer un exercice canonique (et adoré) : celui de la dictée !

Arrivée à 10h30, la petite bande enthousiaste s’est présentée à l’accueil de la Maison Moncontour et a attendu d’être escortée par Nathalie Cordier, animatrice culturelle, jusqu’à la salle des fêtes où patientait déjà une poignée de résidents, munis d’une copie estampillée « dictée », d’un stylo Bic…et de l’envie de se mettre au travail ! Après une répartition harmonieuse des élèves sur chaque îlot de tables, il a encore fallu canaliser son énergie orthographique afin de laisser aux derniers résidents le temps d’arriver ou de se faire apporter leurs lunettes ! La salle de classe du jour s’est de ce fait montrée bien bruissante de bavardages de tout poil : au-delà des présentations d’usage, on n’a pas tardé à échanger commentaires potaches et blagues savoureuses, notamment sur la tablée qui réunissait Tyméo, Tristan, Jean-Marc et Françoise, incontestablement le quattuor de la matinée !

Salle de classe !!
On cherche son groupe !..

La mise au travail effectuée, il a fallu plancher sur une dictée dont le thème était de saison : « tarte ou soupe au potiron » ? Tandis que les élèves composaient sur une dictée dite à choix multiples, les résidents s’attelaient à une version beaucoup plus classique de l’exercice : celle où il faut « tout écrire » ! Très vite, l’enseignante a dû se résigner à voir les deux catégories d’élèves du jour s’entraider sans vergogne ! L’un répétait à mi-voix un bout de phrases manquant, l’autre apportait une précision sur la marque de ponctuation nécessaire. « Bec sucré, bec salé », « crémeuse à souhait », « avec aplomb », « balade dominicale »…il y avait de quoi réfléchir …ou bien râler un peu ! Au moment de la correction, on a choisi de faire preuve d’une bienveillance générale et de ne pas compter les points ! Mieux encore, ce sont les élèves qui, s’appuyant sur leur texte à choix multiples, ont géré la correction de la copie des résidents de leur tablée. Tous ont fait preuve de beaucoup de sérieux et ont été contraints de se rendre à l’évidence : peu d’erreurs chez certains résidents et de bien belles graphies ! Ces jeunes correcteurs se sont même parfois fait un peu tancer lorsqu’ils commettaient des erreurs de relecture et d’analyse : leurs aînés les reprenaient sans ambages ! Les copies ont été annotées comme elles le sont au collège : évaluation « satisfaisante » ou « très bonne maîtrise » pour tout le monde !! Tout au long de ce temps partagé, l’état d’esprit général s’est voulu convivial et enjoué, au point que le départ a été très difficile à sonner pour l’enseignante : impossible de convaincre les collégiens, qui discutaient à bâtons rompus, de bien vouloir laisser les résidents aller déjeuner ; ils auraient d’ailleurs été partants pour rester partager le repas : un chili con carne, ça ne se refuse pas ! Séance de relooking coiffure ou inévitables bises d’au-revoir, c’est avec des sourires et de joyeuses salutations que l’on s’est séparé ! Une bien jolie sortie qui contribue à renouer les liens distendus ces derniers mois du fait de la crise sanitaire : gageons qu’une prochaine dictée ne ferait peur à personne !

De l’animation !!
De l’entraide !!!
Des correcteurs sérieux !!
Appréciation finale !..

Une réalisatrice au collège !

Inscrits dans le dispositif « Collèges au cinéma » encadré par l’UFFEJ (Union Française du Film pour l’Enfance et la Jeunesse), les 4es du collège François Lorant de Moncontour n’ont malheureusement pas pu (encore) assister à la projection des films et documentaires choisis cette année. En effet, ils auraient dû se rendre une fois par trimestre au cinéma « le Cithéa » de Plouguenast pour enrichir leur culture cinématographique et débattre autour des œuvres vues.

Néanmoins, jeudi 11 mars, ils ont eu la chance de rencontrer Laurence Dasboville, directrice de l’UFFEJ, qui accompagnait la réalisatrice Marianne Bressy venue leur présenter, pendant deux heures, son parcours et son documentaire : « Au pied de la lettre » , portrait intimiste d’un homme se battant contre son illettrisme.

Avant cette rencontre, les élèves avaient pu visionner ce film et étaient impatients d’avoir des nouvelles de son héros. Lors des échanges, ils ont également découvert l’envers du décor : 6 ans de travail et de questionnements pour 1h15 de combat avec les mots. Mais, c’est surtout la passion de la réalisatrice et la soif d’apprendre de cet homme, longtemps privé d’accès à la lecture et à la culture, qui resteront en mémoire.

De quoi donner à réfléchir à la place des apprentissages dans la construction de sa vie personnelle et professionnelle.

UNE SEMAINE DE THEATRE AU COLLEGE FRANCOIS LORANT !

Spectacle des 6B et des 3C au CAC de Moncontour mercredi soir et spectacle en résidence devant tous les élèves de 3e au collège jeudi ! Le théâtre, les élèves, les artistes et les enseignants à l’honneur.

Les 3c en action

EPISODE 1 !! SUR SCENE AU CAC, le mercredi 31 mai : billet d’humeur

La classe de 6B s’est présentée sur la scène du CAC, à Moncontour, pour interpréter, devant un public venu nombreux, la pièce de Suzanne Lebeau, L’OGRELET.

Spectacle des 6b

Les élèves étaient dirigés par Laurance HENRY, metteure en scène de la compagnie AKEntrepôt, avec laquelle ils ont eu l’opportunité de travailler en classe pendant une douzaine d’heures, dans le cadre de leur cours de français.

Cette pièce métaphorique raconte l’évolution d’un enfant ogre qui va refuser de rester cloîtré avec sa mère et qui va tout faire pour se faire une place auprès des écoliers de son âge et de la société en général.

Les témoignages des élèves : Mes parents sont arrivés et ça me fait plaisir qu’ils soient venus. Glenn Je ne stressais pas, j’étais même cool. Et ça s’est bien passé. Dylan Je trouve qu’on a tous bien travaillé, on a bien appris notre texte. Kylian Quand je suis rentré, le stress est directement monté mais ça s’est bien passé. Simon J’avais le trac mais vers la fin, ça a été. Romain J’avais une boule au ventre mais une fois qu’on a eu fini, j’étais soulagé et décontracté. Antoine Avec le stress, on a plus récité que donné le bon ton.[…] Tout le monde était en noir, c’était joli. Lola Tout le monde rigolait et s’amusait ensemble. Célia Il y a eu des oublis mais personne ne l’a vu. Kélys Quand je suis arrivé, j’étais stressé mais c’était du bon stress. Esteban J’étais super stressée mais j’avais trop hâte. Louna Quand on a révisé avec Laurance, j’ai cru qu’on n’allait jamais y arriver alors que c’était trop bien. Ava Maintenant je sais qu’il ne faut pas avoir peur parce que ça ne sert à rien. Typhenn On a appris comment faire du théâtre, à ne pas rigoler, à ne pas faire trop de bruit. Kenny Le rendu de tout notre travail était plutôt positif, mes parents étaient fiers de moi. Rosane Avec le stress, j’ai loupé du texte mais j’ai adoré les représentations. Corentin Si c’était à refaire, je le referai ! Clara Cela m’a appris que mon cerveau ne faisait pas qu’ 1 GO !! Amélia C’était une très belle soirée. Tout le monde était très concentré et impliqué dans son travail. Mme Labigne, guest star à la présence fort appréciée… ! EPISODE 2 !!

SUR SCENE AU CAC, le mercredi 31 mai : Billet d’humeur de la 3C (attention clins d’oeil !)

La montée des marches !

Prenant la suite des 6B sur la scène du CAC, la classe de 3èmeC s’est présentée au public avec la pièce PRESQUE STARS, de Jean-Marie Piemme. En trois tableaux, ils ont donné corps à un groupe d’adolescents s’imaginant gravir en vedettes les marches du Palais des Festivals lors du Festival de Cannes. Rêves de gloire et réalité parfois douloureuse de leur vie se télescopent au fil des répliques souvent décalées et sans complaisance qu’ils échangent allègrement.

Pour les 3C, le travail s’est effectué, comme pour les 6B, dans le cadre du cours de français de madame Melscoët, sous la direction de Laurance Henry, grâce au partenariat liant le collège et la Communauté de Communes Lamballe Terre&Mer.

Les témoignages des élèves : Une belle expérience. Lucie Une soirée amusante. Coraline Une expérience très intéressante. Margaux Une soirée inoubliable. Sarah De la très bonne ambiance Antoine Une bonne expérience, très amusante. Clémence Une bonne expérience du point de vue de la classe et nous avons réussi à faire aboutir un projet. Marie & Thomas Nous sommes enfin de vrais acteurs !! Ouf ! Anaïs Du super théâtre ! Théréza Des efforts fournis pour une soirée réussie. Ameline Une magnifique soirée, avec une super ambiance. Zoé J’ai bien apprécié cette soirée et cette cohésion de groupe ! Maëlle Une soirée magnifique ! Yanis Une soirée stressante mais drôle. Stan On a eu du mal mais c’était bien. Théo A. “On l’a fait ! On l’a fait !” Nathan Une pièce décalée et de notre époque, ce qui est trop bien. Théo K. On a rigolé pour la faire mais on a été sérieux le jour du spectacle ; content du résultat. Simon Quelques erreurs, mais c’est passé comme du beurre selon les retours ! Péran Les filles étaient doublement sur leur 31 ! Agathe Une soirée où des super stars sont nées ! Célia Les rôles étaient choisis par avance selon certaines personnes… Poupette présidente ! Mathilde Des moments inoubliables passés entre camarades de classe ! Attention, Loriane entre en scène : “Je salue c’est tout !” Loriane

EPISODE 3 !! Les classes de 3e & les « Lettres jamais écrites » …

Le collège de Moncontour a eu l’opportunité d’accueillir en ses murs une résidence d’artistes le jeudi 1er juin dans le cadre de l’action « Au plus près de chacun » menée par la Communauté de Communes Lamballe Terre&Mer : la compagnie Hippolyte a mal au cœur a en effet investi la salle polyvalente de l’établissement dès le mercredi 31 mai ! !

Spectacle en résidence

Crée à Lille, ce spectacle a été conçu et mis en scène par Estelle Savasta qui souhaitait donner la parole à des adolescents. Il a été présenté au collège aux 4 classes de 3e.

Le thème de la pièce tient en une question : « De quoi parlerait la jeunesse si on lui donnait un peu la parole ? » 20 adolescents, issus de deux lycées, l’un à Cavaillon, l’autre à Lille, ont chacun écrit une lettre à un destinataire bien ciblé (parents, grand-père décédé, eux-mêmes plus jeunes ou plus âgés…) Ils y ont parlé de fragilité, de saut dans le vide, de deuils mal faits ou pas faits, d’amours douloureux, d’espoirs immenses, de solidarité, de révolte… Chacune de ces lettres a ensuite été confiée à un auteur (parmi lesquels Marie Desplechin, Delphine de Vigan -auteures bien connues- ou encore la metteure en scène Laurance Henry qui intervient depuis de nombreuses années au collège François Lorant) qui y a répondu comme s’il en était le destinataire.

Dans une grande intimité de jeu, due à une disposition quadri-frontale qui plaçait les deux acteurs, Fabrice Gaillard et Valérie Puech, au centre d’un espace délimité par le public de collégiens, le spectacle a alors fait se rencontrer ces lettres et leurs réponses pendant une heure de représentation très dense, mêlant légèreté et vraie gravité.

La qualité d’écoute des collégiens a attesté de l’émotion suscitée par les thèmes abordés, dans lesquels chacun, à sa mesure, pouvait se reconnaître. S’il a été difficile de réagir à chaud, après la représentation, l’échange s’est amorcé en classe et la réflexion se poursuivra par le biais de travaux dans le « Cahier d’écrivain » afin de permettre à chacun de réinvestir ce temps fort de façon plus personnelle.

Voyage chez Kensuke !!

C’est tout le niveau 6e qui a embarqué, le vendredi 16 février, pour suivre le périple maritime aux rebondissements insulaires du jeune Mickaël, héros du roman Le Royaume de Kensuke, récemment adapté au cinéma. Dès 10h, cap fut mis sur Le Cithéa, cinéma associatif de Plouguenast, dans le cadre de la démarche Pass’Culture, afin de faire voyager -localement et avec une empreinte carbone maîtrisée- nos 96 aventuriers, impatients de découvrir sur grand écran cette histoire pleine d’aventures et de tendresse déjà vue et étudiée en classe !

1re de couverture !

Tout a commencé par le choix de l’équipe de français de proposer à tous les élèves de 6e la lecture puis l’étude du roman de Mickaël Morpurgo : Le Royaume de Kensuke. Pourquoi ce récit ? Parce que les récits d’aventure sont au programme de ce niveau…mais surtout parce que ce roman a la capacité de capter l’attention des jeunes lecteurs en leur permettant de se projeter dans la peau du héros, Mickaël, qui à la veille de ses douze ans, passe par-dessus bord du navire sur lequel il voyage avec ses parents et sa chienne border colie Stella Artois. Survivre seul sur une île, arraché aux siens…un défi pour ce nouveau Robinson ! Après cette approche classique, l’occasion était belle de prolonger l’aventure avec la sortie de l’adaptation cinématographique : de fait, tous les élèves avaient une idée personnelle de l’histoire, des représentations et des attentes variées quant à ce qu’ils allaient se voir proposer sur grand écran….et sitôt la projection terminée, les langues se sont déliées : « Madame, mais ils n’ont pas montré quand Kensuke apprend à pêcher à Mickaël !! » ; « Mais pourquoi il a une sœur ?! » ; « Mais pourquoi il n’a plus le ballon de son meilleur ami ?! » ; « l’île, je ne la voyais pas comme ça ! » ; Kensuke vit dans une maison-grotte, pas dans une cabane dans un arbre !!"… Vivement le retour en classe pour débattre de tout cela !

Affiche du film !!

« Garder une trace de la projection » : objectif pédagogique et ton donnés afin de revenir sur cette expérience commun. Difficile en effet d’organiser spontanément ses idées ; mieux vaut passer par un temps de réflexion personnel pour laisser décanter et passer ensuite à un temps de partage, aux interventions nourries !! Retour sur cette mise en commun, avec les 6D :

On fait le bilan !!

"- J’ai bien aimé quand Kensuke et Mickaël deviennent amis. (Gaétane.)

  • J’ai bien aimé le fait que Kensuke et Mickaël ne se comprennent pas : subséquemment, ça crée une intrigue supplémentaire. (Tiago)
  • Je n’ai pas trop aimé car il manquait des passages (apprentissage du foot, de l’anglais, de la peinture…) qui m’avaient intéressée dans le livre. (Emeline)
  • J’ai bien aimé le moment où K. et M. appellent les orangs-outans. (Loula)
     J’ai bien aimé le moment avec les tortues…mais pas le dessin des visages. (Romane)
  • J’ai bien aimé les moments où c’était super réaliste (mer, reflets..)."

Gros consensus, gros coup de cœur, en after, après le cours : les animaux sont formidables et les braconniers sont des monstres ! Incontestablement, ce film aura été un moment de partage autour de valeurs fortes : vie familiale, amitié, respect de l’Autre dans sa différence, protection de la Nature !

Une seconde famille !

Voyage dans le temps pour des collégiens de Moncontour !

Dans le cadre d’un projet portant sur « L’Ecole au travers des âges et des frontières », deux classes de 5e du collège François Lorant de Moncontour ont été reçues à la maison de retraite Saint-Thomas de Villeneuve.

Rencontre à la maison de retraite

Préparé depuis plusieurs mois dans le cadre du cours de français de madame Labigne, le déroulement de la sortie avait été programmé au mois de mars par trois délégués volontaires, Chloé, Adrien et Gaël, par les animatrices référentes de la maison de retraite, Kristenn Sourdin et Katell Cornillet et par la professeure responsable du projet.

La rencontre entre les collégiens et les résidents s’est effectuée le jeudi 15 mai pour les 5e B puis le 22 mai pour les 5e D. Un photo-langage, réalisé et présenté avec enthousiasme par les élèves, a servi de support déclencheur à l’évocation des souvenirs scolaires les plus variés de la part des personnes âgées et a également suscité quelques réflexions sur l’évolution scolaire : la question des punitions a d’ailleurs bien délié les langues !

Par la suite, les collégiens et leurs aînés ont été conviés à se réunir en petits groupes afin d’échanger à bâtons rompus de façon plus précise et plus chaleureuse sur la base d’interviews préparées en classe. Un goûter, offert par la maison Saint-Thomas de Villeneuve, a permis de conclure sur une note festive ce temps fort de rencontre intergénérationnelle. Enfants et résidents se sont unanimement dits ravis de cet après-midi de partage.

« Je les grignote 14-18 » : la Grande Guerre décortiquée !

Ce lundi 22 novembre, les élèves de 3e du collège ont eu la possibilité de renouer avec le spectacle vivant en assistant, au sein même de l’établissement, à la représentation de « Je les grignote 14-18 », portée par un duo d’artistes costarmoricains, Vassili Ollivro, conteur et Clément Palant, musicien. Deux voix complémentaires qui se font écho, s’interpellent ou s’unissent en chansons, pour donner corps et cris à quatre portraits de Poilus…

Caisse de résonance

La salle polyvalente du collège avait pour la première fois depuis longtemps repris des allures de salle de spectacle : boîte noire, rideaux tirés… Devant les élèves, deux artistes de noir vêtu, sans rien qui puisse évoquer de façon littérale le contexte de la Première Guerre Mondiale. Pour scander le spectacle, une contrebasse, un banjo, une guitare électrique…Etonnant, déroutant ?

Efficace en tout cas, si l’on en juge par la qualité d’écoute et le silence respecté par les spectateurs tout au long de cette heure et quart d’évocation. Il faut dire que l’entrée en matière, par le biais d’une déroutante Marseillaise quelque peu enrouée…donnait d’emblée le ton du spectacle !

Premier atout ? Résolument, cette création, faite de récits, soutenus par la contrebasse et la guitare électrique, et de chants portés par le banjo (instrument réellement présent dans les Tranchées) sait se faire pédagogique en offrant une progression chronologique : la mobilisation générale, le départ pour le front, les permissions éventuelles, les offensives meurtrières, les tranchées, le retour à la vie civile sont en effet abordés avec la rigueur mécanique voire impitoyable du défilement du calendrier et de ses dates parfois fatales. Les informations sont riches, les détails saillants ne manquent pas : données chiffrées, barda, « becquetance » du soldat (pain découpé à la hache…), conditions d’hygiène (ah…la typologie des poux !), boue qui étouffe et qui noie, corps mutilés sur le No Man’s Land…

Deuxième atout ? La voix donnée aux soldats eux-mêmes : ce sont les mots, les cris, les plaintes, les refrains qu’ils auraient pu faire entendre ou entonner que nous découvrons. Les deux artistes, qui ont expliqué, pendant le temps d’échange consécutif à la représentation, avoir compulsé de nombreux témoignages et écrits portant sur la période, sont parvenus à inventer des vies de soldats qui auraient pu être réelles. Dès lors, les accents tantôt goguenards, critiques, résignés, révoltés ou désespérés des personnages qui s’expriment sur scène sonnent juste et fort. On les voit déjà, ces soldats-là : « Ça va être méchant dans pas plus tard que pas longtemps ! », « Plus on est de poux, plus on rit ! », « On oublie tout…pour quelques heures en tout cas », « Si ça dérangeait personne, je préférerais mourir de mort naturelle… ». Et lorsqu’on prête oreille à ce constat lapidaire : « J’vais vous dire, moi, la seule préoccupation de la guerre : j’ai eu peur. », on sait que tout est dit.

Conteur et musicien en duo

Troisième atout ? La présence de la musique qui bat la mesure de la guerre, de la peur, de l’attente, avec la contrebasse ; des bombardements assourdissants avec la guitare électrique qui délibérément étouffe les cris des soldats ; de la joie aussi avec ce banjo qui rappelle que dans les Tranchées, on a chanté… La rencontre « bord de scène » a permis à Vassili Ollivro et Clément Palant de dire combien ils leur importaient de donner ainsi à entendre l’incompréhension qui fut celle des soldats devant les ordres absurdes, devant leurs familles qui comme tous ceux « de l’arrière » ne pouvaient rien comprendre à l’horreur du Front.

Si le « je » du titre « Je les grignote 14-18 », est, selon le duo d’artistes, la mort qui fait des Poilus de la chair à canon, le spectacle réussit parfaitement à désosser ce mécanisme impitoyable pour mettre à nu la tragédie de « Ceux de 14 ».

Sous les bombardements…
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